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Recommandations vaccinales 2004Page 3 |
Présentation :
Cette page présente la troisième partie des recommandations vaccinales 2004 du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France[1].
Sommaire de cette page :
. Recommandations particulières
. Recommandations vaccinales aux voyageurs
. Référence et notes
Recommandations particulières :
Le vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine diphtérique :
- est recommandé pour les voyageurs en zones d’endémie,
- et peut être utilisé en cas de pénurie du vaccin Diphtérie Tétanos Polio, à partir de l'âge de 6 ans.
Chez les voyageurs et en particulier chez les résidents en zone d'endémie, à partir de l'âge de 6 mois. La vaccination ne doit pas être effectuée chez la femme enceinte. Cependant, en cas de circonstances particulières (impossibilité de report d'un voyage dans une zone d'endémie) le bénéfice de la vaccination devra être évalué en fonction du risque par le médecin vaccinateur. La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire en Guyane.
Personnes âgées de 65 ans et plus ; personnes atteintes d'une des pathologies suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaires et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytose ; diabètes insulinodépendant ou non-insulinodépendant ne pouvant être équilibrés par le seul régime ; déficit immunitaires cellulaires (chez les personnes atteintes par le VIH, l'indication doit être faite par l'équipe qui suit le patient) ; personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge ; enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l’état de santé nécessite un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique (essentiellement pour syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).
Adultes non immunisés et enfants au dessus de l'âge de 1 an voyageant en zone d'endémie, jeunes des internats des établissements et services pour l'enfance et la jeunesse handicapées et les personnes exposées à des risques particuliers, patients ou porteurs d'une maladie chronique du foie, homosexuels masculins.
a) Nouveau-nés de mère porteuse de l'antigène HBs ;
b) enfants accueillis dans les services et institutions pour l'enfance et la jeunesse handicapées ;
c) enfants et adultes accueillis dans les institutions psychiatriques ;
d) enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité ;
e) personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
f) toxicomanes utilisant des drogues parentérales ;
g) voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (essentiellement l'Afrique subsaharienne, l'Asie, certains pays de l'Amérique centrale et du nord de l'Amérique du sud) : le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction de la durée et des conditions du voyage, du type d'activités et d'éventuels risques iatrogènes ;
h) personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ;
i) personnes qui, dans le cadre d'activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d'être en contact direct avec des patients et/ou d'être exposées au sang et autres produits biologiques, soit directement (contact direct, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de déchets), [à titre indicatif et non limitatif sont concernés : les professionnels de santé libéraux, les pompiers, les secouristes, les gardiens de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs[2]…] ;
j) patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou itératives (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, candidats à une greffe d'organe...) ;
k) entourage d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B ou porteur chronique de l'antigène HBs (famille vivant sous le même toit) ;
l) partenaires sexuels d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B ou porteur chronique de l'antigène HBs.
La pertinence d'un contrôle de l'immunité pour les personnes vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (voir risques professionnels) est à examiner au cas par cas en fonction de l'intensité de l'exposition et de la présence de facteurs de non réponse à la vaccination.
La recommandation de suppression des rappels systématiques ne s'applique pas aux insuffisants rénaux chroniques dialysés chez qui une sérologie annuelle est recommandée avec rappel dès que le taux d'anticorps descend au-dessous du seuil protecteur, quel que soit l'âge.
Le vaccin anti-méningocoque C conjugué est recommandé pour les groupes à risque suivants :
- les sujets contacts d’un cas d’infections à méningocoque de sérogroupe C ;
- dans les zones délimitées où l’incidence du méningocoque de sérogroupe C est particulièrement élevée, sur décision des autorités après avis de la cellule de crise ;
- les enfants souffrant de déficit en fraction terminale du complément, en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle.
Chez l’adulte, la vaccination anti-pneumococcique avec le vaccin polyosidique 23 valent[3] est recommandée, tous les cinq ans, pour les sujets splénectomisés, les drépanocytaires homozygotes, les patients atteints de syndrome néphrotique, les insuffisants respiratoires, les patients alcooliques avec hépatopathie chronique, les insuffisants cardiaques et les sujets ayant des antécédents d'infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque.
Chez l’enfant de moins de 2 ans, la vaccination par le vaccin anti-pneumococcique conjugué heptavalent[4] est fortement recommandée, à partir de 2 mois, pour les enfants présentant une pathologie les exposant à un risque élevé d’infection invasive à pneumocoque :
- asplénie fonctionnelle ou splénectomie ;
- drépanocytose homozygote ;
- infection par le VIH ;
- déficits immunitaires congénitaux ou secondaires à
• une insuffisance rénale chronique ou un syndrome néphrotique,
• un traitement immunosuppresseur ou une radiothérapie pour néoplasie, lymphome ou maladie de Hodgkin, leucémie, transplantation d’organe ; - cardiopathie congénitale cyanogène, insuffisance cardiaque ;
- pneumopathie chronique (à l’exception de l’asthme, sauf les asthmes sous corticothérapie prolongée) ;
- brèche cérébro-méningée ;
- diabète.
La vaccination par le vaccin anti-pneumococcique heptavalent conjugué est également recommandée pour les enfants âgés de moins de 2 ans exposés à un ou des facteurs de risque lié(s) au mode de vie identifiés dans la littérature : enfants gardés plus de quatre heures par semaine en compagnie de plus de deux enfants en dehors de la fratrie, enfant ayant reçu moins de deux mois d’allaitement maternel, enfant appartenant à une fratrie d’au moins trois enfants (d’âge pré-scolaire).
Enfin, la vaccination par le vaccin anti-pneumococcique heptavalent conjugué est recommandée pour les candidats à l'implantation cochléaire et les porteurs d'implants cochléaires âgés de moins de 2 ans (grade de recommandation C)[5].
Voyageurs en zone d'endémie, à partir de l'âge de 2 ans.
- père et enfants : durant la grossesse de la mère ;
- mère : le plus tôt possible après l'accouchement.
Le comité technique des vaccinations dans sa séance du 29 janvier 2004 a estimé au vu des données présentées par l'Institut de veille sanitaire et par le Centre national de référence qu'il n'y avait pas d'indication de recommandation officielle de ce vaccin pour certaines zones françaises. La prescription de ce vaccin devra être posée au cas par cas.
Recommandations vaccinales voyageurs :
Des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont élaborées par le Comité des maladies liées au voyage et des maladies d’importation (CMVI), comité permanent (Arrêté du 25 septembre 2002) du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Le programme de vaccination à réaliser doit être adapté à l’âge et au statut vaccinal du voyageur, à la situation sanitaire du pays visité, aux conditions et à la durée du séjour.
Outre la mise à jour des vaccinations inscrites au calendrier vaccinal (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et de celles qui figurent dans la rubrique « recommandations particulières » (fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, typhoïde), d’autres vaccinations peuvent être indiquées pour certains voyageurs (encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, méningite à méningocoques A, C, Y, W135, rage).
Ces vaccinations sont détaillées dans les recommandations sanitaires pour les voyageurs, approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, qui sont publiées chaque année dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire et qui peuvent être consultées sur le site Internet du ministère : www.sante.gouv.fr. et de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
Référence et notes :
- Mise à jour sur avis du Conseil
Supérieur d'Hygiène Publique de France (19 mars 2004),
source : Calendrier
vaccinal 2004 sur le site du BEH.

- Avis du Conseil supérieur d'hygiène
publique de France du 15 septembre
2000 concernant les règles de prophylaxie des infections pour la pratique
« d'actes corporels » sans caractère
médical avec effraction cutanée
(tatouage, piercing, dermographie, épilation par électrolyse,
rasage)

- Dirigé contre 23 sérotypes de Streptococcus
pneumoniae.

- Dirigé contre 7 sérotypes de Streptococcus
pneumoniae.

- Grades de recommandations de l'ANAES : A :
Preuve scientifique établie, B : Présomption scientifique,
C : Faible niveau de preuve scientifique.

Mots clés :
Calendrier vaccinal, vaccin, vaccination.
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