Approche thématique |
Calendrier vaccinal 2007Page 3 |
Présentation :
Cette page présente la troisième partie du Calendrier vaccinal 2007 sur avis du Haut conseil de la santé publique[1].
Sommaire de cette page :
. Recommandations particulières
. Recommandations vaccinales aux voyageurs
. Référence et notes
4. Recommandations particulières :
Ciblée vers les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir.
Également recommandée à l’occasion d’une grossesse, pour les membres du foyer (enfant qui n’est pas à jour pour cette vaccination, adulte qui n’a pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années), selon les modalités suivantes :
- père et enfants : durant la grossesse de la mère ;
- mère : le plus tôt possible après l’accouchement.
Lors de la survenue d’un ou plusieurs cas de coqueluche, il est recommandé de vacciner les adultes répondant aux indications du vaccin coquelucheux acellulaire avec un vaccin dTCaPolio, même s’ils ont reçu un vaccin contre la diphtérie et le tétanos, un vaccin contre le tétanos et la poliomyélite ou un vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite depuis moins de dix ans, et de réduire ainsi, dans ce cas, le délai de 10 ans à seulement deux ans entre deux rappels[2].
Le vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine diphtérique :
- est tout particulièrement recommandé pour les voyageurs en zones d’endémie ;
- peut être utilisé en cas de pénurie du vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos la poliomyélite, à partir de l’âge de 6 ans.
Le comité technique des vaccinations dans sa séance du 29 janvier 2004 a estimé, au vu des données présentées par l’Institut de veille sanitaire et par le Centre national de référence, qu’il n’y avait pas lieu de recommander ce vaccin. L’indication sera posée au cas par cas.
Chez les voyageurs et en particulier chez les résidents en zone d’endémie, à partir de l’âge de six mois. La vaccination ne doit pas être effectuée chez la femme enceinte. Cependant, en cas de circonstances particulières (impossibilité de report d’un voyage dans une zone d’endémie) le bénéfice de la vaccination en fonction du risque devra être évalué par le médecin vaccinateur.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les résidents du département de la Guyane.
- Personnes âgées de 65 ans et plus.
- Personnes, à partir de l’âge de 6 mois, atteintes
d’une des pathologies suivantes : affections broncho-
pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie
broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; cardiopathies
congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques
graves et valvulopathies graves ; néphropathies
chroniques graves, syndromes néphrotiques
purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et
doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytose ;
diabètes insulino-dépendant ou non-insulino-dépendant
ne pouvant être équilibrés par le seul régime ;
déficits immunitaires cellulaires (chez les personnes
atteintes par le VIH, l’indication doit être faite par
l’équipe qui suit le patient).
- Personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou
long séjour, quel que soit leur âge.
- Enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l’état de santé
nécessite un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique (essentiellement
pour syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique
juvénile).
Adultes non immunisés et enfants au dessus de
l’âge de 1 an voyageant en zone d’endémie.
Jeunes des internats des établissements et services
pour l’enfance et la jeunesse handicapées.
Personnes exposées à des risques particuliers :
patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite
B ou porteurs d’une maladie chronique du
foie (notamment dues au virus de l’hépatite C
ou à une consommation excessive d’alcool),
homosexuels masculins.
Personnes concernées :
a. nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs ;
b. enfants accueillis dans les services et institutions
pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
c. enfants et adultes accueillis dans les institutions
psychiatriques ;
d. enfants d’âge préscolaire accueillis en collectivité
;
e. personnes ayant des relations sexuelles avec
des partenaires multiples ;
f. toxicomanes utilisant des drogues parentérales ;
g. voyageurs dans les pays de moyenne ou de
forte endémie (essentiellement l’Afrique subsaharienne,
l’Asie, certains pays de l’Amérique
centrale et du nord de l’Amérique du sud) : le
risque doit être évalué au cas par cas par le
médecin vaccinateur en fonction de la durée et
des conditions du voyage, du type d’activités et
d’éventuels risques iatrogènes ;
h. Personnes amenées à résider en zones de
moyenne ou de forte endémie ;
i. Personnes qui, dans le cadre d’activités professionnelles
ou bénévoles, sont susceptibles d’être en contact
direct avec des patients et/ou d’être exposées au sang
et autres produits biologiques, soit directement (contact
direct, projections), soit indirectement (manipulation et
transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques,
de linge, de déchets), [à titre indicatif et non
limitatif sont concernés : les professionnels de santé
libéraux, les secouristes, les gardiens de prison, les
éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs[3]…].
j. personnes susceptibles de recevoir des transfusions
massives et/ou itératives (hémophiles,
dialysés, insuffisants rénaux, candidats à une
greffe d’organe...) ;
k. entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite
B ou porteur chronique de l’antigène HBs
(famille vivant sous le même toit) ;
l. partenaires sexuels d’un sujet infecté par le
virus de l’hépatite B ou porteur chronique de
l’antigène HBs ;
m. personnes détenues qui peuvent cumuler un
certain nombre de facteurs d’exposition au virus
de l’hépatite B.
La pertinence d’un contrôle de l’immunité pour les personnes vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (Cf. risques professionnels) est à examiner au cas par cas en fonction de l’intensité de l’exposition et de la présence de facteurs de non-réponse à la vaccination.
La recommandation de suppression des rappels systématiques ne s’applique pas aux insuffisants rénaux chroniques dialysés chez qui une sérologie annuelle est recommandée avec rappel dès que le taux d’anticorps descend au-dessous du seuil protecteur, quel que soit l’âge.
La vaccination est recommandée pour les groupes
à risque suivants :
- les sujets contacts d’un cas d’infection à méningocoque
de sérogroupe C[4]. La vaccination doit
être alors réalisée au plus tard dans les 10 jours
qui suivent le contact ;
- les enfants souffrant de déficit en fraction
terminale du complément, en properdine ou
ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle.
Elle peut être également recommandée sur décision des autorités après avis de la cellule de crise, dans les zones délimitées où l’incidence du méningocoque de sérogroupe C est particulièrement élevée.
Le vaccin anti-méningococcique conjugué C permet
la vaccination de l’enfant à partir de l’âge
de 2 mois selon les schémas suivants :
- chez le nourrisson de moins de 1 an, deux doses à au moins 2 mois d’intervalle et un rappel au cours
de la deuxième année de vie en respectant un intervalle
d’au moins 6 mois après la deuxième dose ;
- chez l’enfant à partir de 1 an, l’adolescent et
l’adulte, une injection unique.
Au-delà de 2 ans, il est également possible d’utiliser un vaccin polyosidique AC pour la vaccination des sujets contacts d’un cas à méningocoque C ou des sujets vivants dans des zones délimitées où l’incidence du méningocoque C est particulièrement élevée.
En revanche, l’utilisation du vaccin polyosidique tétravalent ACYW135 est recommandée pour les enfants de plus de deux ans souffrant de déficit en fraction terminale du complément, en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle.
En plus de la vaccination de tous les nourrissons de moins de 2 ans avec le vaccin conjugué heptavalent, la vaccination contre les infections invasives à pneumocoques est recommandée pour les personnes appartenant aux groupes à risque suivants :
Enfants de 24 à 59 mois
La vaccination est réalisée selon le schéma
suivant : deux doses de vaccin anti-pneumococcique
conjugué heptavalent[5] à 2 mois d’intervalle
suivies d’une dose de vaccin polyosidique 23
valent[6] au moins 2 mois après la deuxième dose
de vaccin conjugué.
La vaccination est recommandée pour les enfants
présentant une pathologie les exposant à un risque
élevé d’infection invasive à pneumocoque :
- asplénie fonctionnelle ou splénectomie ;
- drépanocytose homozygote ;
- infection par le VIH ;
- déficits immunitaires congénitaux ou secondaires
à :
- une insuffisance rénale chronique ou un
syndrome néphrotique ;
- un traitement immunosuppresseur ou une
radiothérapie pour néoplasie, lymphome ou
maladie de Hodgkin, leucémie, transplantation
d’organe.
- cardiopathie congénitale cyanogène, insuffisance
cardiaque ;
- pneumopathie chronique (à l’exception de
l’asthme, sauf les asthmes sous corticothérapie
prolongée) ;
- brèche ostéo-méningée ;
- diabète ;
- candidats à l’implantation cochléaire ou porteurs
d’implants cochléaires.
Adultes et enfants de 5 ans et plus
La vaccination pneumococcique avec le vaccin
polyosidique 23 valent est recommandée, tous
les cinq ans, pour les personnes atteintes de :
- asplénie fonctionnelle ou splénectomie ;
- drépanocytose homozygote ;
- syndrome néphrotique ;
- insuffisance respiratoire ;
- insuffisance cardiaque ;
- patients alcooliques avec hépatopathie chronique ;
- personnes ayant des antécédents d’infection
pulmonaire ou invasive à pneumocoque.
Cette vaccination doit être proposée lors de leur
admission dans des structures de soins ou d’hébergement
aux personnes ci-dessus qui n’en auraient
pas encore bénéficié.
Personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauvessouris en France métropolitaine[7] (chiroptérologues).
Voyageurs en zone d'endémie, à partir de l'âge de 2 ans.
Personnes sans antécédents de varicelle (ou dont
l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est
négative, en contact étroit avec des personnes
immunodéprimées (les sujets vaccinés doivent
être informés de la nécessité, en cas de rash
généralisé, d’éviter les contacts avec les personnes
immunodéprimées pendant 10 jours),
Adultes de plus de 18 ans exposés à la varicelle,
immunocompétents sans antécédents de varicelle
(ou dont l’histoire est douteuse) le contrôle de la
sérologie étant facultatif, dans les trois jours suivant
l’exposition à un patient avec éruption.
Enfants candidats receveurs, dans les six mois
précédant une greffe d’organe solide, sans
antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est
douteuse) et dont la sérologie est négative, (avec
deux doses à au moins un mois d’intervalle, et
en pratiquant une surveillance du taux d’anticorps
après la greffe).
Adolescents de 12 à 18 ans n’ayant pas d’antécédent
clinique de varicelle ou dont l’histoire est
douteuse ; un contrôle sérologique préalable peut
être pratiqué dans ce cas.
Femmes en âge de procréer, notamment celles
ayant un projet de grossesse, et sans antécédent
clinique de varicelle ; un contrôle sérologique préalable
peut être pratiqué dans ce cas. La commission
spécialisée de Sécurité sanitaire du Haut
conseil de la santé publique rappelle que toute
vaccination contre la varicelle chez une femme en
âge de procréer doit être précédée d’un test négatif
de grossesse et que selon les données de l’AMM,
une contraception efficace de trois mois est recommandée
après chaque dose de vaccin.
Femmes n’ayant pas d’antécédent clinique de
varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) dans
les suites d’une première grossesse, sous couvert
d’une contraception efficace.
5. Recommandations vaccinales aux voyageurs :
Des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont élaborées par le Comité des maladies d’importation et des maladies liées au voyage, comité technique permanent du HCSP. Le programme de vaccination à réaliser doit être adapté à l’âge et au statut vaccinal du voyageur, à la situation sanitaire du pays visité, aux conditions et à la durée du séjour.
Outre la mise à jour des vaccinations inscrites au calendrier vaccinal (diphtérie, tétanos, poliomyélite chez l’adulte[8], plus BCG, coqueluche, Hib, infections à pneumocoque, rougeole, rubéole, oreillons chez l’enfant) et de celles qui figurent dans la rubrique « recommandations particulières » (fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, typhoïde), d’autres vaccinations peuvent être indiquées pour certains voyageurs (encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, méningite à méningocoques A, C, Y, W135).
Ces vaccinations sont détaillées dans les recommandations sanitaires
pour les voyageurs, approuvées par le HCSP. Elles sont publiées chaque année dans le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire et peuvent être consultées sur les sites
Internet du ministère www.sante.gouv.fr) et de l’Institut de veille sanitaire : (www.invs.sante.fr).
Référence et notes :
- Dernière mise à jour sur avis du Haut conseil de la santé publique (5 juillet 2007), source : Calendrier vaccinal 2007 sur le site du BEH.

- Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France,
section maladies transmissibles, relatif à la réduction du
délai entre deux vaccinations diphtérie, tétanos, poliomyélite
lors de la survenue d’un ou plusieurs cas de coqueluche
(séance du 24 mars 2006).

- Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du
15 septembre 2000 concernant les règles de prophylaxie des
infections pour la pratique « d’actes corporels » sans caractère
médical avec effraction cutanée (tatouage, piercing, dermographie,
épilation par électrolyse, rasage).

- Circulaire DGS/5C/2006/458 du 23 octobre 2006 : la vaccination
sera proposée, même dans le cas où le malade est
décédé, aux sujets contacts qui se retrouvent de façon
régulière et répétée dans son entourage proche, c’est-à-dire
la communauté de vie : la famille, les personnes vivant sous
le même toit, les amis, les voisins de classe…

- Dirigé contre 7 sérotypes de Streptococcus pneumoniae.

- Dirigé contre 23 sérotypes de Streptococcus
pneumoniae.

- Avis du CSHPF – section maladies transmissibles - relatif à
la vaccination antirabique préventive, au traitement postexposition,
au suivi sérologique des personnes régulièrement
exposées au virus de la rage des chauves-souris en France
métropolitaine (séance du 14 janvier 2005).

- Par ailleurs, pour les voyageurs non vaccinés contre la
rougeole ou sans antécédent de rougeole, le risque doit être
évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction
de la durée et des conditions de voyage et de niveau
d’endémicité de la rougeole dans le pays. Une dose de vaccin
trivalent suffit. (Cf. Plan d’élimination de la rougeole et de
la rubéole congénitale en France 2005 - 2010 consultable
sur le site : www.sante.gouv.fr, et BEH n° 41-42/2005 consultable
sur le site de l’InVS : www.invs.sante.fr).

Mots clés :
Calendrier vaccinal, vaccin, vaccination.
Publicité :