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Foire Aux Questions
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur le VIH et le SIDA. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Quelle est la différence
entre une personne séropositive et un malade du SIDA ?
. Qu'est-ce qu'une infection opportuniste ?
. Quels sont les modes de contamination ?
. Une piqûre de moustique peut-elle
transmettre le VIH ?
. Comment savoir si on est contaminé par
le VIH ?
. Où trouver les adresses des CDAG
(Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit) ?
. Comment éviter la contamination ?
. Peut on superposer deux préservatifs
pour plus de sécurité ?
. Pour qui le test de dépistage
est-il conseillé ?
. Que signifie un test de dépistage négatif ?
. Quels sont les symptômes du SIDA ?
. Qui doit se soigner ?
. Le traitement pose-t-il des problèmes ?
. Le risque de transmission à l'enfant
est-il important en cas de grossesse chez une mère séropositive ?
Être infecté par le VIH désigne le fait d'avoir été contaminé par ce virus. On dit d'une personne infectée par le VIH qu'elle est séropositive. L'acquisition de l'infection, ou contamination, a plusieurs conséquences pour la personne infectée :
- elle risque de devenir malade à plus ou moins longue échéance ;
- elle risque de transmettre le VIH à d'autres personnes, par voie sexuelle, sanguine ou, pour les femmes, au cours d'une grossesse ou de l'allaitement.
Les termes d'infection par le VIH et de séropositivité se rapportent à l'ensemble de l'évolution de l'infection et donc à ses différentes phases.
Schématiquement, on peut distinguer quatre phases au cours de l'évolution de l'infection :
- la primo-infection : elle correspond
aux premières semaines qui suivent la contamination par le VIH.
La plupart du temps la contamination passe inaperçue. Dans environ
30 % des cas, la réaction de l'organisme à la présence
du virus se traduit par des symptômes banals et aussi divers que
de la fièvre, des maux de tête, une diarrhée, une
éruption cutanée, des douleurs articulaires ou musculaires,
etc. Ces symptômes ne sont pas spécifiques de l'infection
par le VIH et peuvent survenir au cours d'autres infections ;
- la phase asymptomatique : c'est la période
qui suit la primo-infection et qui, d'une durée variable de plusieurs
années, ne se manifeste par aucun signe particulier. La personne
infectée est apparemment en bonne santé et ne souffre
d'aucun symptôme physique. Cette phase correspond à la
période durant laquelle le système immunitaire parvient
apparemment à contrer les effets du VIH ;
- la phase symptomatique : elle est caractérisée
par l'apparition de symptômes que l'on rencontre dans d'autres
maladies, tels que l'amaigrissement, l'augmentation de volume des ganglions,
des diarrhées, de la fièvre, etc., mais qui persistent
et n'ont pas d'autres explications que l'infection par le VIH. Certaines
infections telles qu'un muguet ou un zona, peuvent également
se déclarer ;
- le SIDA : ce stade de l'infection par le VIH correspond à l'apparition de maladies caractéristiques par leur présentation ou leur gravité. La liste de ces maladies est précisément définie. Elles sont actuellement au nombre de vingt-cinq.
A tous ces stades, la personne infectée peut transmettre le virus. Dire d'une personne qu'elle est séropositive ne permet pas de savoir à quelle phase de l'infection elle se situe.
Une infection opportuniste est une infection due à un germe, souvent présent dans l'environnement ou même dans l'organisme, mais qui, en règle générale, n'est pas capable de provoquer une maladie grave si les défenses immunitaires sont intactes. De nombreux germes responsables d'infections opportunistes vivent en parfaite cohabitation avec l'organisme tant que ses défenses sont intactes. En revanche, lorsque ces défenses ne fonctionnent plus, le germe saisit cette « opportunité » pour se développer et provoquer la survenue d'une maladie.
Le virus se transmet d'une personne contaminée à autre personne. La transmission peut avoir lieu dans trois types de situations précises et bien connues :
- Lors de rapports sexuels, homosexuels ou
hétérosexuels, avec des personnes infectées par
le VIH
si ces rapports ne sont pas « protégés »
par l'utilisation correcte de préservatifs : toute pénétration
vaginale ou anale non protégée risque d'être contaminante.
En l'absence de protection, la transmission au cours d'un rapport sexuel
n'est pas systématique, mais une seule fois peut suffire.
- Par contact sanguin : le virus étant
présent dans le sang, l'exposition au sang d'une personne séropositive
peut entraîner la transmission du VIH. Ce mode de contamination
touche principalement les toxicomanes s'injectant des drogues par voie
intraveineuse au moyen de seringues qu'ils s'échangent.
Il concerne également les professionnels de santé en cas d'accident exposant à du sang au cours de soins.
La pratique des transfusions sanguines a également entraîné, au cours des premières années de l'épidémie, la contamination de nombreuses personnes transfusées (les donneurs de sang ne courent aucun risque de contamination). Ce mode de contamination est devenu exceptionnel depuis 1985 avec la mise en place d'un dépistage systématique de l'infection par le VIH pour tous les donneurs de sang. De même, le chauffage des dérivés sanguins destinés aux hémophiles a été institué à cette époque.
Un dépistage systématique est également pratiqué pour les dons d'organes, de sperme et de lait. Ce dépistage permet d'éviter tout risque de transmission par le sperme et le lait. En effet des tests répétés permettent de s'asssurer de la séronégativité des donneurs.
- Par voie « materno-ftale » :
la transmission du VIH peut survenir entre une femme séropositive
enceinte et son enfant durant la grossesse ou au moment de l'accouchement.
L'allaitement constitue également un mode de contamination possible
de l'enfant.
Après avoir piqué, un moustique digère le sang, et le virus VIH avec s'il était présent dans le sang. Il n'y a donc pas de risque d'attraper ce virus par une piqûre de moustique.
Pour ceux que cette question inquiète, pensez à l'Afrique, où de nombreuses personnes sont contaminées par le VIH et où les piqûres de moustiques sont très fréquentes. Certains enfants sont porteurs du VIH (parce qu'ils ont été contaminés par leur mère pendant la grossesse) ; le nombre d'enfants contaminés n'augmente pas (alors que les enfants sont régulièrement piqués par les moustiques). Evidemment le nombre de personnes contaminées augmente dès l'âge des rapports sexuels.
Il faut pour cela faire un test de dépistage. Ce test peut être demandé :
- à son médecin traitant ;
- auprès d'un médecin d'une consultation spécialisée dans un hôpital ;
- dans une Consultation de Dépistage Anonyme et Gratuit (C.D.A.G.) ;
- au médecin du travail dans le cadre d'une consultation après un accident du travail ayant présenté un risque de contamination.
Le test de dépistage est remboursé à 100 % par la Sécurité Sociale sur prescription médicale.
Ce test sert à détecter les anticorps produits en réaction à la présence du virus dans l'organisme. Ces anticorps anti-VIH témoignent donc de l'infection par le VIH de la personne chez qui le test a été réalisé. Une personne est dite séropositive pour le VIH lorsque le test de dépistage montre la présence d'anticorps anti-VIH dans son sang, ce qui signifie qu'elle a été contaminée par le virus.
Un résultat positif doit être systématiquement contrôlé par un autre test dit de confirmation (automatiquement réalisé par le laboratoire). Une personne dont le résultat est négatif est dite « séronégative ».
La page Adresses utiles présente les différentes CDAG des Yvelines.
Pour les autres départements et T.O.M. vous aurez l'information auprès de SIDA info service, sur son site Internet ou au 0800 840 800.
La vie sexuelle engage la responsabilité de tout individu, séropositif ou séronégatif. Chacun est responsable des mesures de prévention à prendre au cours des relations sexuelles.
- Il faut éviter les contacts sexuels non protégés avec un partenaire dont on ignore s'il est ou non séropositif. Dans ce cas, et bien entendu lorsque l'un des deux partenaires se sait séropositif, un préservatif doit être utilisé pour tout rapport sexuel (vaginal, anal ou oral). Il ne faut jamais oublier qu'un seul rapport non protégé peut être contaminant. Le préservatif constitue également un bon moyen de contraception.
- Il convient aussi de traiter toute maladie sexuellement transmissible (MST) car une infection génitale chronique accroît le risque de contamination sexuelle par le VIH.
Pour les risques de contamination par le sang,
- les toxicomanes par voie intra-veineuse doivent avoir leur seringue personnelle, et ne jamais la partager ;
- les professionnels de santé doivent respecter les règles
de prévention, notamment le port de gants pour les soins, ne
pas recapuchonner les aiguilles après usage...
Surtout pas ! Les frottements des préservatifs les uns sur les autres ont pour conséquences que l'un et l'autre se déchirent.Pour être en sécurité un seul bien utilisé (ongles limés, posé dans le bon sens, ouvert sans objet tranchant...) suffit.
Par contre, il faut penser à vérifier que l'emballage porte bien la norme française (NF).
Le test de dépistage st systématique, et obligatoire, chez
les donneurs de sang, de sperme, de lait, d'organes et de tissus, pour
éviter la transmission éventuelle du virus au receveur.
Il est proposé à tout professionnel de santé à
la suite d'un accident exposant à une contamination potentielle,
donc essentiellement en cas de blessure avec du matériel souillé
de sang.
Il peut également être proposé aux personnes qui se savent exposées à l'infection (homosexuels ou hétérosexuels à partenaires multiples ou simplement après un contact sexuel supposé à risque, toxicomanes intraveineux, sujets originaires des pays où le taux d'infection est élevé). Il est systématiquement proposé aux femmes enceintes et peut être conseillé avant une intervention chirurgicale, ou lorsque le médecin le juge utile à la suite d'un entretien ou d'un examen médical.
Toute personne demandant à être testée doit être
informée de la signification de ce test et des conséquences
d'une éventuelle séropositivité, dans le cadre d'une
consultation médicale.
Un test ne doit jamais être réalisé à l'insu
du patient.
D'autre part, avant l'apparition des anticorps anti-VIH, on peut détecter un fragment du virus (Antigène P24) vers le 10e jour après la contamination. On parle alors de diagnostic au tout premier stade de l'infection (la primo-infection), ce qui permet de ne pas perdre de temps pour mettre en place le traitement.
Les anticorps anti-VIH apparaissent dans un délai de 2 à 4 semaines en moyenne après la contamination. Le test de dépistage des anticorps est donc négatif au tout début de l'infection, même si la personne est contaminée. D'autres examens peuvent cependant permettre de diagnostiquer l'infection avant l'apparition des anticorps...
En pratique, être "séronégatif" signifie que la personne n'était pas contaminée par le VIH 3 mois avant de faire le test (dans certains cas avec la sensibilité des tests actuels, ce délai peut être diminué). Si cette personne n'a eu depuis que des rapports protégés (avec préservatif), et pas de risque de contamination par voie sanguine, elle est sûre de ne pas être contaminée par le VIH, sinon, elle devra refaire un test (3 mois après le dernier rapport non protégé) pour avoir une réponse certaine.
Un résultat négatif ne constitue pas pour autant une protection définitive contre la maladie. Etre séronégatif à un certain moment ne signifie pas que l'on est pour toujours hors de danger. Les règles de prudence continuent de s'imposer pour éviter la contamination.
Le SIDA se caractérise par la baisse des défenses immunitaires de l'organisme. Il n'y a pas de symptômes spécifiques du SIDA :
- on peut constater des signes traduisant l'infection virale : fatigue, sueurs, mais cela n'a rien de spécifique et cela se voit dans de nombreuses maladies infectieuses ;
- on peut également avoir des signes indiquant l'existence d'une infection opportuniste (les signes sont très variables, car celle-ci peut-être à localisation respiratoire, digestive, neurologique...).
Actuellement le traitement contre le VIH est prescrit dans deux situations :
- les personnes contaminées depuis un certain temps dont les
défenses diminuent :
- personnes ayant un nombre de lymphocytes CD4 est < 500 / mm3
- personnes ayant plus de 500 lymphocytes CD4/mm3 et
une charge virale supérieure à 10 000 copies/ml.
- en cas de primo-infection VIH (la personne vient d'être contaminée
par le VIH), ou de forte possibilité de contamination, notamment :
- viol,
- relation sexuelle non protégée avec une personne séropositive ou "à risque",
- préservatif déchiré au cours d'un rapport avec une personne séropositive ou "à risque",
- partage une seringue lors d'un usage de drogue,
- blessure avec un objet souillé du sang d'une autre personne.
Dans ces circonstances, il faut le plus tôt possible au cours des 48 heures suivant la situation à risque, consulter un médecin : le service des urgences de l'hôpital, le médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) la plus proche ou son médecin.
Les patients sous traitement ont à faire face à des contraintes particulières :
- quand on démarre un traitement, c'est pour une durée indéterminée : personne ne sait dans l'état actuel des connaissances à quel moment on peut interrompre un traitement.
- la nécessité d'un respect scrupuleux de la prise de tous les médicaments prescrits,
- les effets secondaires et les effets indésirables,
- les nombreuses interactions avec d'autres médicaments,
- parfois, la résistance du VIH à certains traitements.
Malgré ces difficultés, les traitements améliorent, dans la plupart des cas, l'état de santé global des personnes infectées par le VIH.
Pour les femmes séropositives, la probabilité de donner naissance à un enfant infecté par le VIH était de l'ordre de 20 % dans les pays occidentaux. Ce risque est désormais réduit à environ 8 % si la mère suit un traitement par l'AZT (poursuivi par l'enfant après la naissance).
Aujourd'hui, il est possible de savoir au cours du premier trimestre après la naissance si l'enfant a été contaminé ou non durant la grossesse.
Environ un tiers des enfants infectés au cours de la grossesse évoluent rapidement vers la maladie. Les deux autres tiers évoluent de façon beaucoup plus lente et comparable aux adultes infectés par le VIH.
Mots clés :
SIDA, VIH, HIV, trithérapie, épidémiologie du SIDA, prévention du SIDA, mode de contamination, réduction des risques, traitement du SIDA.
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