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Foire Aux Questions
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur les Hépatites. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Qu'est-ce qu'une hépatite ?
. Quelles sont les causes des hépatites ?
. Quelles sont les complications
des hépatites ?
. Qui risque de faire une hépatite B ?
. Faut-il être vacciné contre
l'hépatite B ?
. Le vaccin contre l'hépatite
B favorise-t-il des maladies neurologiques ?
. Qui risque de faire une hépatite C ?
. Qu'est-ce qu'être séropositif
pour l'hépatite C ?
. Que faut-il faire quand on est
séropositif pour l'hépatite C ?
Une hépatite est une inflammation du foie souvent d'origine toxique ou infectieuse. Elle peut-être aiguë et guérir, ou passer à la chronicité avec alors un risque d'aboutir à la cirrhose.
Une hépatite peut être d'origine toxique ou infectieuse :
- les hépatites toxiques sont, en France, essentiellement dues
à l'alcool, mais, plus rarement d'autres
toxiques, voire des médicaments peuvent intervenir,
- les hépatites infectieuses sont le plus souvent d'origine
virale. Différents virus peuvent être en cause (chacun
correspond à une maladie différente) ; les plus
fréquentes sont :
- l'hépatite A
à transmission alimentaire, généralement
bénigne. Ce n'est pas un problème de santé
publique en France. La majorité de la population adulte
du globe a contracté le virus de hépatite A dans
l'enfance ou l'adolescence, de manière souvent asymptomatique
et se trouve ainsi naturellement immunisée à vie.
Le problème n'existe que comme une "maladie du voyageur"
pour les habitants des pays développés comme la
France (1 adulte sur 3 seulement a des anticorps) se rendant dans
une zone à fort risque. La solution est simple : une
vaccination anti-VHA pour les Français non immunisés
qui voyagent.
- l'hépatite B touche
deux milliards de personnes dans le monde selon I'OMS, dont 350
millions sont porteurs chroniques. Un million de personnes meurent
chaque année de l'une de ses complications. C'est donc
un problème mondial majeur de santé publique, dont
la solution passe par la vaccination de masse, solution qu'a adoptée
chacun des pays qui en avait les moyens, dont la France. L'analyse
coût-efficacité, avec un vaccin efficace et un bilan
d'innocuité remarquable, ne souffre aucune discussion.
La seule discussion est celle des moyens dont ne disposent pas
85 % des habitants de la planète.
- l'hépatite C (auparavant appelée
hépatite non A - non B), touche deux millions d'Européens,
dont 500 000 à 650 000 Français. Le tiers
des contaminations était post-transfusionnel. Ce mode de
contamination est contrôlé depuis le dépistage
systématique des donneurs VHC-positifs intervenue en 1991.
Pour un autre tiers, le mode de contamination est inconnu, sous
la rubrique duquel il faut placer certaines pratiques ayant pu
transmettre le virus : l'acupuncture, le piercing, les explorations
endoscopiques, la chirurgie dentaire, les rasoirs des coiffeurs,
le coupe-ongles, la perfusion d'hémodialyse, le « Sniff »
partagé de cocaïne, etc.
Après la phase aiguë, l'hépatite C passe souvent à la chronicité, et est généralement asymptomatique.
Mais si cette épidémie n'est pas contrôlée en France, c'est que le troisième groupe, celui des toxicomanes par voie intraveineuse, fournit le plus gros bataillon de dissémination du virus dans une population jeune.
- l'hépatite A
à transmission alimentaire, généralement
bénigne. Ce n'est pas un problème de santé
publique en France. La majorité de la population adulte
du globe a contracté le virus de hépatite A dans
l'enfance ou l'adolescence, de manière souvent asymptomatique
et se trouve ainsi naturellement immunisée à vie.
Le problème n'existe que comme une "maladie du voyageur"
pour les habitants des pays développés comme la
France (1 adulte sur 3 seulement a des anticorps) se rendant dans
une zone à fort risque. La solution est simple : une
vaccination anti-VHA pour les Français non immunisés
qui voyagent.
Les hépatites B et C peuvent évoluer vers des complications.
L'évolution d'une hépatite est variable. Souvent, heureusement, la guérison est spontanée, mais on peut aussi observer :
- une forme aiguë grave, l'hépatite
fulminante, qui peut détruire complètement le
foie et entraîner la mort (qui ne peut être évitée
que par une greffe de foie en urgence, intervention assez lourde).
Sur 1 000 personnes qui font une hépatite B, 1 aura une
hépatite fulminante.
- le passage à la chronicité :
l'organisme n'élémine pas le virus, une hépatite
chronique s'installe, et la personne reste malade pendant des
années (c'est l'évolution de 80 % des hépatites
C, et 10 % des hépatites B). La gravité de ces
formes est surtout due à la possibilité d'évolution
vers la cirrhose
(sclérose du foie), voire un cancer
primitif du foie.
Ce sont surtout les 15-35 ans qui risquent de contracter une hépatite B, mais également :
- tous les professionnels de santé,
- tous ceux qui vivent en contact avec un malade porteur du virus,
- ceux qui séjournent dans un pays à fort risque, notamment en Afrique centrale (le nombre de porteurs du virus étant très important dans ces pays) et en Asie,
- les malades présentant des risques particuliers (hémodialysés, greffés...).
Cela s'explique par le mode de transmission du virus qui se fait surtout par voies sexuelle et sanguine (échange de seringue entre toxicomanes), de façon moindre par la salive.
La contagiosité du virus B est forte.
En raison des complications possibles (hépatites chroniques, cirrhoses, hépatites fulminantes...), et du caractère imparfait des traitements à la phase chronique, il faut vacciner contre l'hépatite B tous ceux qui risquent de contracter cette maladie.
Pour les jeunes on conseille la vaccination avant l'adolescence.
En réponse aux rumeurs sur la vaccination contre l'hépatite B, rappelons qu'une analyse des données mondiales cliniques, épidémiologiques et expérimentales, relatives à la survenue de cas de pathologies du système nerveux après vaccination contre l'hépatite B a été conduite par l'OMS et publiée en mai 1997. Cette analyse a conclu à l'absence de preuve de l'existence d'un lien entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques "et qu'il était extrêmement regrettable que des rumeurs non fondées selon lesquelles le vaccin hépatite B pourrait provoquer des scléroses en plaques fassent reculer l'utilisation de cet important vaccin".
Il apparaît extrêmement dommageable de jeter le doute sur la vaccination contre l'hépatite B alors qu'aucune preuve ne permet de remettre en cause sa tolérance neurologique. Il faut rappeler qu'il a été démontré de façon irréfutable qu'elle prévient avec une efficacite supérieure à 90% la survenue de pathologies hépatiques mortelles, comme le cancer primitif du foie, (OMS, REH N°21, mai 1997), responsable d'environ 1 000 décès chaque année en France.
La transfusion sanguine, si elle ne présente plus aujourd'hui un facteur de risque, est une cause importante d'hépatite C pour les personnes transfusées avant 1991. Les usagers de drogue par voie intraveineuse ou par voie nasale (usagers anciens ou actuels) risquent également d'avoir contracté cette maladie, de même que les personnes ayant fait un séjour en prison.
En raison du nombre de complications de l'hépatite C, toute personne faisant partie des "groupes à risques" devrait en parler à son médecin, et passer un test de dépistage.
Les transmissions sexuelles, materno-ftales et intra-familiales sont rares.
Après avoir passé un test de dépistage (par une simple prise de sang), si on retrouve la présence d'anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C, on dit alors séropositive pour l'hépatite C. Ces anticorps signifient que la personne a été contaminée par le virus de l'hépatite C.
Après avoir passé un test de dépistage, si on est séropositif pour l'hépatite C, le traitement ne concerne pas tout le monde. En effet, celui-ci n'est pas anodin, et doit être réservé à ceux qui risquent le plus de développer des complications afin de les éviter. Il faut donc être suivi par un médecin traitant, qui saura :
- prescrire les examens initiaux et de surveillance nécessaires,
- indiquer les mesures pour éviter de contaminer son entourage (ne partager aucun objet de toilette : rasoir, brosse à dents, coupe-ongles, ciseaux, matériel d'épilation...),
- rappeler le danger d'une consommation d'alcool même modérée,
- orienter vers un spécialiste des maladies du foie (hépatologue).
Mots clés :
Hépatite, hépatite virale, hépatologie, hépatalgie, transplantation hépatique, ponction-biopsie hépatique, foie, alcool, alcoologie, prévention des hépatites, mode de contamination, réduction des risques, traitement des hépatites.
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