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Evolution historique de la perception de |
Présentation :
Cette page présente l'Evolution historique de la perception de la femme enceinte et de la maternité.
Sommaire de cette page :
. Evolution historique
de la perception de la femme enceinte
. Evolution historique de la perception
de la maternité
. Références
Un bref historique de la perception de la femme enceinte et de la maternité peut aider à contextualiser les comportements des jeunes en matière de sexualité et de contraception.
Evolution historique de la perception de la femme enceinte :
Au début du XXème siècle, la femme enceinte « dans un état intéressant » doit être la plus discrète possible.
Pendant les premiers mois, elle cache son état, pendant les derniers mois, elle se cache tout court. Le domaine vestimentaire participe à cette démarche, par certains faux-semblants.
Le maximum de dépréciation de le femme enceinte se situe après la guerre de 1940, lorsque les étoffes et les vêtements sont un bien rare. On utilise alors les pièces les plus usagers de sa garde-robe.
L'iconographie de l'époque montre les femmes à ventre plat et les sexes des bébés dissimulés. Le ventre de la mère est ressenti comme obscène, laid, dérangeant.
Dans les années 60, la femme enceinte doit lutter pour son apparence. Apparaît tout un panel de conseils vestimentaires et alimentaires stricts, de produits de beauté, de recommandations d'exercices physiques.
C'est une période de conflit entre, d'un côté, l'idée qu'une femme belle doit être mince et de l'autre la volonté des auteurs de ne pas dévaloriser la femme enceinte. Dans une perspective nataliste, il est important que la femme enceinte cesse d'être perçue de façon négative.
Au début des années 70, l'écart intenable entre la valorisation de la grossesse et la dépréciation de ses caractéristiques physiques finit par être réduit.
Les changements de contours ne sont plus cachés mais investis positivement.[1]
Evolution historique de la perception de la maternité :
Dans les sociétés rurales et artisanales de l'Antiquité et de l'Ancien Régime, lorsque primait la nécessité de reproduire la vie et de la conserver, les femmes n'avaient guère d'alternative. Elles procréaient, sans le choisir, pour la survie de l'espèce. La maternité ne posait pas de question, c'était l'affaire des femmes, ce qui fondait leur identité et leur dignité. Celles qui voulaient y échapper pouvaient refuser le mariage et se « consacrer à Dieu ».
Ensuite, il a fallut attendre les années 1960 / 1970 pour que les féministes donnent à la femme la possibilité de maîtriser sa fécondité. La maternité est devenue, potentiellement, et dans les sociétés occidentales, un acte volontaire, un acte de désir.[2]
Références :
- Geneviève Delaisi de Parseval, Suzanne Lallemand,
L'Art d'accommoder les bébés, Editions du Seuil,
1980.

- Colette Barou, L'école des parents,
février-mars 2003.

Mots clés :
Femme, féminin, méthode contraceptive, sexualité, reproduction humaine, gynécologie, gynécologue, pilule, IVG, grossesse, contraception, planification familiale.
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