Approche thématique |
La Contraception
Présentation :
Cette page présente la Contraception.
Sommaire de cette page :
Définition :
La contraception : ensemble des méthodes utilisées pour éviter, de façon réversible et temporaire, la fécondation donc la grossesse. En l'absence de contraception, une fécondation est possible dès la première relation sexuelle.
Les différentes méthodes de contraception :
L'utilisation du préservatif chez les jeunes est passée de 30 % en 1990 à 75 % en 1995.[1]
En 2000, la pilule est utilisée par 60 % des femmes de 20 à 44 ans ; le stérilet, par 23 % d'entre elles.
Les autres méthodes réversibles (préservatif, abstinence, produits spermicides…) par 16 % (alors qu'elles étaient utilisées par 43% des femmes de cette tranche d'âge en 1978).
L'utilisation des diverses méthodes de contraception dépend de plus en plus de la position dans le cycle de vie : la pilule est l'apanage des femmes les pus jeunes, le stérilet celui de plus âgées. Il en va de même selon le nombre d'enfants déjà nés : plus celui-ci est élevé et moins l'utilisation de la pilule est importante, alors que le lien est exactement inverse pour le stérilet.[2]
Selon l'enquête de Janine Mossuz-Lavau[3], nombre de personnes interrogées évoquent des réticences vis-à-vis de la pilule (peur de grossir, de devenir stérile, lassitude de la répétition…) et du préservatif (que certains accusent de réduire le plaisir). Et pour les femmes, il paraît difficile de vaincre les résistances masculines en ce domaine.
Néanmoins, les chiffres présentés plus haut montrent que la pilule est utilisée par une majorité d'entre elles. Pour ce qui est du préservatif, les chiffres varient en fonction des auteurs et ils font apparaître des différences d'appréciation entre les garçons et les filles. Le rapport Nisand indiquait en 1999 que le préservatif avait été utilisé par 80 % des garçons lors de leur dernier rapport sexuel alors que les filles ne déclarent que 53 % d'utilisation.
Prévention chez les jeunes :
Le problème de la prévention chez les jeunes demeure particulier. Les échecs de cette prévention tiennent à deux particularités[4] :
- Une proportion d'échec du préservatif significativement plus élevée chez les adolescentes (17,8 % contre 11,5 % chez les adultes),
- L'absence totale de contraception est, elle aussi plus fréquente chez les adolescentes (9,4 % contre 3,6 % chez les adultes).
On peut noter deux facteurs sociaux qui influencent le comportement contraceptif des jeunes :
- L'aspect occasionnel des rapports où 38 % des filles ne prennent aucune contraception.
- L'information par les parents divise par deux l'absence de contraception lors du premier rapport (11 % des adolescents n'y ont pas recours quand l'information est donnée par les parents et le taux d'absence de contraception monte à 19 % lorsque l'information provient d'une autre source).
Une étude de 1994[5], vise à comprendre la dynamique de l'entrée dans la sexualité (de 15-18 ans) et à analyser les comportements sexuels essentiellement susceptibles d'exposer à une contamination par le virus du sida.
« L'entrée dans la vie sexuelle n'ouvre pas seulement une période de relations amoureuses et de fécondité mais conditionne, dans une large mesure, selon qu'elle est précoce ou tardive, les comportements futurs tenant au multipartenariat, au mariage, à la stabilité des unions, à l'usage des préservatifs » (Bozon, 1993)
« Les messages de prévention en direction des adolescentes ne peuvent toucher leur but que s'ils se trouvent adaptés aux situations réelles que vivent les jeunes engagés dans les relations sexuelles. »
L'enquête met en évidence une bonne connaissance, par les jeunes, des modes de transmission du VIH, meilleure même que celle de la population générale. Cependant, il semble que les campagnes de prévention touchent moins leur objectif lorsqu'il s'agit d'élèves de filières scolaires « professionnelles », ce qui soulève des inquiétudes puisque ce sont aussi les plus précoces sexuellement. »
D'après le rapport du Professeur Uzan, « une adolescente qui démarre dans la vie sexuelle et/ou amoureuse se trouve confrontée à une double contrainte : celle de prévention de la grossesse par la pilule et celle de la prévention des MST par l'usage du préservatif. Ces deux contraintes peuvent entraîner une double résistance. »
Références :
- Impact Médecin, hebdo n° 326, 7
juin 1996.

- Population et sociétés, n° 18,
juillet-août 2002.

- La vie sexuelle en France, Editions de la
Martinière, 480 pages.

- Rapport Nisand, mars 1999.

- L'entrée dans la sexualité. Le comportement
des jeunes dans le contexte du sida, Editions la Découverte.

Mots clés :
Femme, féminin, méthode contraceptive, sexualité, reproduction humaine, gynécologie, gynécologue, pilule, IVG, grossesse, contraception, planification familiale.
Publicité :