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Foire Aux Questions |
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur les Médicaments. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Qu'est-ce qu'un
traitement symptomatique, un traitement étiologique ?
. Qu'est-ce qu'un placebo ?
. Qu'est-ce que l'excipient d'un
médicament ?
. Un médicament générique
est-il identique à un médicament de marque ?
. Qu'est-ce qu'un effet indésirable
d'un médicament ?
. Faut-il signaler à son médecin
des antécédents d'intolérance à certains
médicaments ?
. Dois-je prendre le traitement prescrit
si la notice indique une contre-indication qui me concerne ?
. Peut-on modifier la posologie (dose
prescrite) d'un médicament ?
. Peut-on arrêter un traitement
si ça va mieux ?
. L'association de plusieurs médicaments
pose-t-elle un problème ?
. Quels médicaments peut-on
prendre pendant la grossesse ?
. Qu'est-ce que l'automédication ?
. Quels sont les risques de
l'automédication ?
Un traitement symptomatique a pour but de combattre des symptômes, par exemple la fièvre (traitement antipyrétique), la douleur (traitement antalgique) ou la toux (traitement antitussif). C'est ce que l'on appelle en langage courant "un calmant". Mais ce type de traitement est généralement sans effet sur l'évolution de l'affection, qui peut persister ou guérir (spontanément ou par l'action des moyens de défense de l'organisme).
Un traitement étiologique s'attaque à l'origine du trouble, par exemple, en cas d'angine bactérienne, un antibiotique va s'attaquer aux germes rles symptômes (fièvre, douleur...).
En pratique courante, il est fréquent d'associer ces deux types
de traitements.
On appelle placebo une présentation de médicament ne contenant pas de principe actif, donc théoriquement sans effet physiologique. On appelle effet placebo l'effet ressenti par une personne prenant un placebo (sans savoir que celui-ci n'est pas actif), que ce soit un soulagement ou un effet indésirable.
Lorsque l'on teste un médicament nouveau (pendant l'étude avant commercialisation), on compare l'effet à la prise d'un placebo. Les personnes qui ont acceptées de participer à cette étude sont réparties en deux groupes homogènes, un groupe recevra le médicament, l'autre le placebo. Afin de ne pas fausser le test, le médecin qui surveille les effets du traitement ne sait pas si une personne prend un médicament actif ou un placebo ; c'est ce qu'on appelle un essai "en double aveugle".
L'excipient est la partie sans activité thérapeutique du médicament. Il s'agit d'une ou plusieurs substances incorporées dans le médicament pour en faciliter la préparation, la conservation ou l'administration.
Un médicament générique contient le même principe actif qu'un médicament de marque, son action est donc identique, mais il est commercialisé moins cher et permet ainsi des économies. Le pharmacien peut effectuer cette substitution lui-même.
Parfois certaines personnes remarquent une différence d'action
entre deux présentations censées être identiques.
Ceci peut-être dû à une perception différente
par la personne (aspect de la boîte, du médicament...). Mais
il existe également de "faux génériques"
avec un principe actif identique, mais dont l'excipient
est différent. Ceci est parfois grave lorsqu'une substance utilisée
n'est pas tolérée ou à éviter pour certaines
personnes (lactose, gluten, saccharose, sel...). Il est alors préférable
de faire indiquer par le médecin la mention "non substituable"
à côté du nom de la présentation souhaitée.
On appelle effets indésirables d'un médicament les conséquences gênantes survenant avec la prise de celui-ci. Ces effets peuvent être les plus divers : troubles digestifs (douleurs de l'estomac, nausées, diarrhée...), fatigue, etc. Ils n'apparaissent pas toujours, et dans ce cas, c'est souvent pendant les premiers jours de prise du médicament pour disparaître ensuite.
Cependant, lorsqu'un médicament n'est pas supporté, il
est nécessaire d'arrêter le traitement. Il est donc préférable
de prendre l'avis de votre médecin traitant en l'appelant pour
lui expliquer exactement ce que vous ressentez (le plus souvent un conseil
par téléphone suffit). Il vous indiquera si ces signes nécessitent
de le revoir ou s'ils disparaitront d'eux-mêmes en quelques jours.
Pour prescrire un traitement il est bien sûr préférable que votre médecin soit informé des allergies ou des intolérances que vous avez eues avec certains médicaments, car bien souvent des médicaments proches, même s'ils ne portent pas le même nom risquent de reproduire les mêmes problèmes.
Si vous avez l'impression en lisant la notice d'un médicament que celui-ci risque de ne pas vous convenir, il faut recontacter votre médecin traitant (le plus souvent un contact pas téléphone suffit). En effet, ce traitement a été prescrit pour une indication particulière, il faut donc que vous sachiez si vous pouvez le prendre sans risque ou s'il est préférable de vous donner plutôt un autre médicament.
On pourrait être tenté de diminuer les doses d'un traitement pour éviter les effets indésirables, ou de les augmenter pour être guéri plus rapidement. En fait, pour prescrire, le médecin tient compte notamment :
- du poids de la personne,
- du type et de la gravité de l'affection.
En modifiant la posologie, on risque :
- de ne pas être efficace, par exemple un antibiotique sous dosé va sélectionner des germes résistants, ce qui va rendre l'infection plus difficile à traiter,
- d'entraîner des effets toxiques, par exemple la posologie du paracétamol pour calmer douleur et fièvre va jusqu'à 6 à 8 g par jour pour un adulte ; au-delà, on ne sera pas mieux soulagé et les effets toxiques apparaîtront. Il vaut donc mieux voir son médecin qui prescrira un autre traitement.
Comme pour la question précédente, modifier le traitement prescrit en l'arrêtant avant la fin compromet l'efficacité, il vaut donc mieux contacter son médecin. Par exemple, arrêter un traitement antibiotique, c'est risquer de ne pas avoir éliminé tous les germes. L'infection va donc repartir, avec le risque d'avoir sélectionné un microbe résistant, donc d'avoir une infection plus difficile à soigner.
Dans le cas d'une maladie chronique (hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie...) certaines personnes pensent, parce qu'elles se sentent bien, qu'elles peuvent arrêter de prendre leur traitement. En fait, dans ce cas, le traitement assure un équilibre artificiel : grâce au(x) médicament(s) le malade obtient une tension artérielle, une glycémie ou une cholestérolémie normale, mais dès que le traitement est interrompu, les troubles évidemment réapparaissent.
Certains médicaments agissent sur d'autres (diminution ou augmentation
de l'action, risque de toxicité), c'est ce que l'on appelle les
interactions médicamenteuses. Celles-ci
posent souvent des problèmes : certaines associations de médicaments
sont interdites, d'autres à éviter. Il faut donc toujours
indiquer à un médecin les différents médicaments
que vous prenez pour pouvoir en tenir compte et éviter les interactions
médicamenteuses.
Certains médicaments peuvent poser problème pendant la grossesse et sont donc interdits, d'autres sont également contre-indiqués car on ne dispose d'aucune étude concernant leur prise pendant la grossesse. Toute femme enceinte ou susceptible de l'être doit donc l'indiquer à son médecin ; celui-ci ne prescrira aucun des médicaments dont les risques sont connus, et évaluera au cas par cas pour les autres les avantages du traitement par rapport à ses risques éventuels.
La femme qui allaite doit l'indiquer à son médecin, car
la plupart des médicaments passent dans le lait maternel, on doit
donc éviter ceux qui pourraient poser problème pour le bébé.
On appelle automédication le fait de prendre un ou plusieurs médicaments pour calmer les symptômes que l'on ressent, sans avoir pris conseil auprès d'un professionnel de la santé.
Il faut bien distinguer l'automédication du traitement prescrit
par le médecin en cas de récidive de certains troubles bien
identifiés (par exemple crise d'asthme, migraines, colopathies
fonctionnelles...).
Bien sûr, l'automédication est parfois suffisante et les troubles disparaissent, mais utiliser les médicaments sans bien les connaître expose aussi :
- tout d'abord à l'inefficacité, il n'y a pas de soulagement parce que le médicament n'est pas approprié, ou qu'il n'est pas utilisé à la dose correcte,
- aux risques de toxicité (utilisation d'une dose trop forte), d'allergies, d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses (en cas d'association de plusieurs médicaments),
- également au fait de méconnaître la maladie à l'origine des symptômes, donc de voir cette maladie non traitée s'aggraver (par exemple, soulager soi-même des maux de tête fréquents peut faire méconnaître l'hypertension qui les provoque et exposer à des accidents),
- à des troubles provoqués par l'utilisation chronique de certains médicaments (troubles digestifs, carences vitaminiques, insuffisance rénale...).
Mots clés :
Médicament, traitement étiologique, traitement symptomatique, association médicamenteuse, interaction médicamenteuse, automédication, médicament générique, effets indésirables, placebo, effet placebo.
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