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Foire Aux Questions
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur le Cancer. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Qu'est-ce que le cancer ?
. Comment évolue un cancer ?
. Peut-on guérir le cancer ?
. Quelle est l'incidence du cancer
en France ?
. Qu'est-ce qui peut favoriser un
cancer ?
. Peut-on prévenir le cancer ?
. Quelles sont les circonstances
de découverte du cancer ?
. Quand faut-il consulter ?
. Où trouver de l'aide quand on
est concerné par le cancer ?
. Quelle surveillance faut-il
faire pour s'assurer que tout va bien ?
. Après le diagnostic de cancer,
quel bilan doit-il être pratiqué ?
. Quels sont les traitements du
cancer ?
. Comment se fait le choix du traitement ?
. Les nouveaux traitements sont-ils disponibles ?
. Quelles sont les perspectives
des recherches actuelles ?
Le terme de cancer regroupe un ensemble de maladies. On compte plus de 100 types de cancer, mais tous ont en commun la croissance anormale des cellules, qui envahissent et détruisent les tissus normaux.
Au début c'est la mutation d'une cellule normale en cellule cancéreuse qui est à l'origine du cancer. Cette cellule se multiplie et donne naissance à une tumeur maligne, qui va se développer, échapper à tout contrele du corps, et en l'absence de traitement va envahir l'organisme et entraîner la mort.
Les cellules cancéreuses se multiplient, la tumeur grossit progressivement.
1er stade : local : la tumeur reste localisée à un organe sans dépasser celui-ci.Chaque type de cancer a des caractéristiques particulières, notamment :
2e stade : régional : les cellules cancéreuses envahissent les organes de voisinage.
3e stade : généralisation : des cellules cancéreuses sont acheminées par le sang et développent d'autres localisations du même cancer dans différents organes (os, foie, poumons, etc.). Ces différentes tumeurs secondaires sont appelées métastases ; leurs cellules sont exactement du même type que celles du cancer d'origine.
- le
temps de multiplication
cellulaire : c'est
le temps nécessaire
pour qu'une cellule grossisse
puis se divise en deux
cellules ; il est
très variable selon
les types de cancer :
certains peuvent donc
envahir l'organisme très
rapidement, d'autres au
contraire donnent une
impression de stabilité
pouvant faire croire à
une tumeur bénigne,
l'évolution se
faisant sur plusieurs
années ;
- la capacité à produire des métastases : certains types de cancers restent longtemps au stade local, d'autres au contraire diffusent très rapidement.
Actuellement on guérit en moyenne plus de la moitié des cancers de l'adulte et environ 80 % des cancers de l'enfant. Les résultats sont en fait très variables d'une forme de cancer à l'autre : pour certains types, les résultats sont de pratiquement 100 % de guérison, d'autres types en revanche répondent moins bien aux traitements actuels. Le succès dépend aussi d'un diagnostic précoce : les cancers qui se guérissent à 100 % au stade de début peuvent échapper au traitement lorsque tout l'organisme est envahi. Il est donc très important de consulter rapidement devant un signe inquiétant pouvant faire suspecter un cancer.
Le cancer touche actuellement 250 000 personnes par an en France, dont la moitié va guérir après traitement.
Le cancer est la première cause de mortalité chez l'homme, la deuxième chez la femme.
Toutes les causes de mutation des cellules de l'organisme sont des facteurs favorisant l'apparition d'un cancer. Plus on est exposé à ces facteurs, plus le risque de cancer augmente. Parmi ces facteurs, on peut citer :
- le tabac (à l'origine de nombreux cancers, le tabac tue 60 000 personnes chaque année en France),
- l'alcool,
- l'amiante,
- l'exposition au soleil et aux rayons ultraviolets,
- des produits chimiques (benzène...),
- etc.
Mais devant les différents facteurs favorisants, nous ne sommes pas tous égaux : nos caractères génétiques font que chaque personne est unique. Certains résisteront bien à telle ou telle agression, et présenteront en revanche des points faibles (risque important de développer certains cancers). Par exemple, face à une exposition au soleil identique, les personnes à cheveux roux ont une peau qui supporte très mal les rayons ultraviolets, ils développeront davantage de cancers de la peau que les bruns, dont les pigments colorant la peau (mélanine) filtrent une partie des rayonnements reçus. Les personnes blondes ont un risque intermédiaire entre les bruns et les roux.
Actuellement, pour prévenir le cancer, vous pouvez :
- ne pas (ou moins) vous
exposer aux facteurs
favorisants, et avoir
une bonne hygiène
de vie : alimentation
équilibrée,
activité physique...
- demander une consultation
pour évaluer le
risque de développer
un cancer si d'autres
personnes de votre famille
ont été
touchées par cette
maladie (en particulier
pour le cancer du sein,
le cancer du colon et
les polypes de l'intestin).
- pratiquer des examens
de surveillance systématique,
notamment :
- frottis cervicaux-vaginaux,
- mammographies,
- hémocult®, ou coloscopie en fonction du risque (antécédents familiaux).
Beaucoup de principes sont préconisés pour éviter le cancer, certaines sont démontrées par les études, comme l'intérêt d'une alimentation riche en fibres (fruits et légumes), d'autres ne sont pas prouvées actuellement, comme la prise de compléments de vitamines.
On fait le diagnostic de cancer dans trois circonstances différentes :
- une
atteinte de l'état
général
: on consulte
son médecin traitant
pour fatigue, perte de
poids, fièvre...
L'examen et le bilan qui
sont pratiqués
permettent alors de faire
le diagnostic.
- un
trouble fonctionnel :
une fonction de l'organisme
est perturbée.
Dans ce cas l'examen du
médecin consulté
est orienté vers
l'organe concerné
et amènera à
poser le diagnostic. Les
signes peuvent être
les plus divers :
lésion de la peau
qui ne guérit pas,
saignements de nez à
répétition,
voix enrouée depuis
plusieurs semaines, toux
persistante...
- un
examen systématique
: c'est-à-dire
un examen de surveillance
pratiqué sans aucun
signe d'appel pour rechercher
à son tout début
un cancer fréquent,
ou une lésion qui
pourrait dégénérer
en cancer. Ces examens
sont :
- les frottis cervicaux-vaginaux qui permettent de dépister le cancer du col de l'utérus, mais aussi de reconnaître (et donc de pouvoir traiter) les lésions bénignes qui donnent naissance au cancer,
- les mammographies (cet examen est actuellement le plus fiable pour le dépistage du cancer du sein),
- hémocult® (ou coloscopie en fonction du risque), ces examens ont pour but de dépister et traiter les polypes intestinaux (lésions bénignes, mais qui en dégénérant donnent naissance au cancer du celon).
Il faut consulter :
- si
vous avez un signe inquiétant,
c'est-à-dire une
perturbation de l'organisme
qui ne passe pas au bout
de quelques jours. Les
signes qui doivent vous
alerter sont par exemple :
- modification apparente d'une verrue ou d'un grain de beauté,
- changement des fonctions des intestins ou de la vessie,
- persistance d'une voix enrouée ou de toux,
- troubles permanents de la déglutition,
- une blessure qui ne guérit pas, une enflure qui ne disparaît pas,
- hémorragie ou pertes par un orifice du corps, pertes de sang en dehors des règles,
- nodule palpable
ou induration, en
particulier dans le
sein.
- si des personnes de votre famille sont touchées par le cancer, vous avez peut-être une prédisposition à développer la même maladie. Votre médecin pourra vous indiquer quel est ce risque, ainsi que les moyens de prévention et de surveillance.
Quand on est touché par le cancer (soi-même ou quelqu'un de proche), on a souvent besoin de pouvoir en parler, d'avoir des réponses à certaines questions, et aussi d'être soutenu ; et on ne sait pas toujours à qui s'adresser...
Tout d'abord, il faut en parler à son médecin traitant, qui pourra lui-même faire ce travail de soutien, ou indiquer les solutions adaptées. D'autre part, des associations existent pour soutenir les malades et leurs proches (c'est le cas des Réseaux et d'associations spécialisées) ; n'hésitez pas à faire appel à eux. Garder un bon moral est très important pour vaincre le cancer, et pour y parvenir, il faut être bien soutenu.
Pour s'assurer que tout va bien, vous avez intérêt à être suivi par un médecin généraliste que vous aurez choisi, et qui vous connaît bien. Il pourra :
- vous conseiller pour
avoir une bonne hygiène
de vie et éviter
de vous exposer aux facteurs
favorisant les cancers,
- vous proposer des examens
de surveillance de votre
état de santé.
Il faut savoir que la
Sécurité
Sociale propose de passer
un bilan de santé
gratuitement une fois
tous les 5 ans,
- vous indiquer des examens
de surveillance systématique
notamment :
- frottis cervicaux-vaginaux,
- mammographies,
- hémocult® (ou coloscopie en fonction du risque).
Le traitement n'est pas le même selon le type de cancer et son stade d'évolution. Il faut donc d'abord pratiquer des examens comprenant :
- une
biopsie :
c'est un prélèvement
d'un minime fragment de
la tumeur pour déterminer
le type cellulaire du
cancer,
- un
bilan d'extension,
à la recherche
de l'envahissement d'autres
organes avec :
- radiographie pulmonaire,
- échographie du foie,
- scintigraphie osseuse (permet d'avoir une image complète de tout le squelette sans avoir à radiographier tous les os du corps),
- plus éventuellement d'autres examens, scanners...
Il faut distinguer le traitement curatif du cancer des autres traitements. Le traitement curatif peut se faire par :
- chirurgie :
c'est-à-dire en
opérant pour retirer
la tumeur, ainsi parfois
que les ganglions lymphatiques
proches si l'on craint
qu'ils soient envahis
par des cellules cancéreuses ;
- radiothérapie :
le principe est d'utiliser
des rayonnements, non
pas dans un but diagnostique,
mais pour brûler
la tumeur. On essaye bien
sûr que l'effet
soit maximal sur le cancer
et épargne les
cellules saines environnantes.
On utilise différents
procédés,
notamment les rayons X
et la radioactivité,
par exemple bombe au cobalt
ou implantation dans la
tumeur d'une source radioactive
(curiethérapie) ;
- chimiothérapie : c'est-à-dire soigner par les médicaments. On utilise principalement des toxiques bloquant la multiplication cellulaire ; ils sont administrés par cures espacées de quelques jours, par voie intraveineuse. Les cancers à croissance rapide sont très sensibles à ce type de traitement. Malheureusement les produits utilisés agissent aussi sur les cellules normales de l'organisme qui se renouvellent fréquemment, ce qui entraine des effets indésirables, en particulier au niveau du sang (risque de diminution des globules blancs, des globules rouges ou des plaquettes sanguines), de la peau (chute des cheveux) et de l'appareil digestif. Parfois pour certains types de cancers d'autres médicaments sont utilisés, par exemple un traitement hormonal pour un cancer de la prostate.
En dehors des traitements agissant sur le cancer lui-même, il est souvent nécessaire de calmer différents symptemes, en particulier douleurs, nausées... Il faut aussi avoir une alimentation suffisante, ce qui nécessite parfois des apports complémentaires.
Le choix du protocole de traitement le plus adapté dépend du type de cancer et de son stade d'évolution. Actuellement il ya une mise en commun des études et résultat qur le plan mondial ; on sait donc quel traitement pratiquer pour chaque type de cancer. Si un nouveau traitement s'avère plus efficace, ou mieux toléré, les protocoles sont modifiés en conséquence, et ceci quel que soit l'endroit où l'on est soigné.
D'autre part, pour le cancer, le choix du traitement n'est pas fait par un médecin seul, mais associe toujours plusieurs thérapeutes : chirurgien, radiothérapeute et cancérologue.
Dès qu'ils sont commercialisés les nouveaux traitements sont disponibles.
Il est également possible d'avoir un traitement en cours d'expérimentation, mais uniquement :
- si la situation du malade correspond exactement au cadre de l'étude (type de cancer, stade d'évolution...),
- auprès d'un médecin participant à cette étude,
- après accord du malade.
On parle souvent de "traitement en double aveugle", ce qui signifie que ni le malade ni le médecin ne sait s'il s'agit du médicament en cours d'étude ou du traitement classique.
D'autre part, certaines personnes voudraient bénéficier de protocoles nouveaux dont elles ont entendu parler dans un article, à la radio ou à la télévision. Il faut savoir que toutes les hypothèses de recherche ne débouchent pas sur un progrès thérapeutique, et que dans le meilleur des cas, il se passe plusieurs années entre l'idée de départ et la mise à disposition d'un nouveau traitement, en raison des nombreuses études nécessaires pour s'assurer de son efficacité et de sa tolérance. Ces informations sont difficiles à comprendre pour le public, mais il est impossible de proposer un traitement qui n'a pas fait ses preuves.
Les recherches actuelles permettent d'espérer de nouveaux traitements s'attaquant au cancer par des voies tout à fait différentes de l'approche actuelle. On peut citer notamment :
- des médicaments s'opposant à l'apparition des métastases, ce qui arrête l'invasion tumorale,
- des médicaments ordonnant aux cellules tumorales de s'autodétruire ou de redevenir saines.
Mais attention, il s'agit là pour le moment de thèmes de recherche, personne ne peut dire aujourd'hui à quel moment de tels traitements seront disponibles.
Mots clés :
Cancer, cancérologie, accompagnement, leucémie, chimiothérapie, chirurgie, tumeur, tumeur maligne, radiothérapie, cancéreux, traitement, néoplasie.
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