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Désir de grossesse et VIH
Présentation :
Cette première page sur "Grossesse et VIH" porte sur "Désir de grossesse et VIH".
Sommaire de cette page :
. Femme séropositive
. Femme séronégative et conjoint séropositif
Femme séropositive :
La grossesse n'aggrave pas l'état maternel. Le problème majeur est le risque de contamination de l'enfant, sans oublier la précarité de son avenir. En cas de SIDA, de déficit immunitaire sévère et/ou de CV élevée, il faut déconseiller toute grossesse (d'autant plus si la femme vit séparée de sa famille avec un conjoint lui-même gravement malade).
Sinon : la grossesse se déroulera sous traitement antirétroviral selon le protocole que je vous exposerai ultérieurement.
La femme traitée avant la grossesse, sous trithérapie, pose un problème majeur, les anti-rétroviraux (hors AZT et éventuellement 3TC) étant contre-indiqués pendant la grossesse, les antiprotéases étant actuellement considérés comme tératogènes avant 3 mois, et traversant pour certains la barrière placentaire (la plupart des antirétroviraux sont retrouvés dans le sang fœtal et dans le liquide amniotique).
Les avis sont partagés : certains considèrent que la multithérapie ayant été jugée utile pour la mère, il serait préjudiciable de la modifier, et pour sa santé et pour la transmission materno-fœtale qui semble corrélée à la CV.
D'autres remplacent le traitement en cours par 3 inhibiteurs nucléosidiques, ou allègent le traitement en arrêtant l'inhibiteur de protéase, quitte à le reprendre immédiatement en cas de réascension de la CV.
En fait, il faut qu'il y ait discussion, au cas par cas, entre l'infectiologue et l'obstétricien.
Toujours dans l'optique d'une grossesse chez une femme séropositive, 2 cas se présentent :
a) Partenaire séronégatif :
Il faut protéger le père. Mais la procréation médicalement assistée n'est globalement pas acceptée par les différentes équipes gynécologiques (La solution serait une insémination artificielle par sperme du conjoint).
Il faut traiter toute infection vaginale de la femme (qui augmenterait le risque de contamination de son partenaire) et conseiller les rapports sexuels non protégés ciblés à l'ovulation uniquement.
Personnellement, je confie un pot à ECBU et une seringue au couple et le mari insémine sa partenaire.
b) Partenaire séropositif :
Il faut conseiller les rapports sexuels protégés pendant la grossesse : pour éviter les recontaminations réciproques avec des souches différentes et peut-être résistantes aux antirétroviraux, et éviter le plus possible les MST pendant la grossesse.
Le 2e cas qui se présente est la
Femme séronégative et conjoint séropositif :
Il existe 2 solutions extrêmes :
- l'IAD (insémination avec donneur)
- ou les rapports sexuels non protégés, ciblés à l'ovulation (en détectant celle-ci avec tous les moyens à notre disposition : courbe température, tests urinaires de détection de l'ovulation, échographie, monitorage éventuel de l'ovulation).
Si le père a une CV indétectable, le risque de contamination de sa partenaire est de 1/1000 par rapport sexuel. Avec cette méthode, sur 110 couples séronégatifs, il n'y a eu aucune contamination de la femme dans les 3 premiers mois de la grossesse.
Si le partenaire n'est pas déjà traité, instaurer un traitement pour diminuer les risques de contamination de sa partenaire (par diminution de l'infectiosité du sperme). Le traitement n'altère pas la qualité du sperme, mais on ignore l'action des antiprotéases sur la spermatogénèse.
Des recherches sont en cours : préparation du sperme pour essayer d'en diminuer la CV, mais cela entraîne une diminution de la mobilité des spermatozoïdes. De plus, il n'est pas prouvé encore actuellement que le virus ne soit pas présent sur ou dans les spermatozoïdes. Quant à la congélation, elle diminue l'ADN viral dans le sperme mais elle diminue encore son pouvoir fécondant.
En conclusion : Pour un homme séropositif et une femme séronégative, l'IIU (Insémination Intra Utérine) donne moins de séroconversions encore que les rapports ciblés (mais avec un risque non nul). Donc actuellement c'est l'IIU qui est plutôt conseillée.
La page suivante traite de la Grossesse chez la femme séropositive.
Mots clés :
SIDA, VIH, HIV, grossesse.
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Dernière mise à jour :
11.09.2005
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