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En 1998, le Haut Comité de la Santé Publique
estimait que le phénomène de la précarisation, au
sens de l’absence d’une ou plusieurs sécurités,
touchait 20 à 25 % de la population totale vivant en France soit
12 à 15 millions de personnes. TAUX DE CHÔMAGE ET NOMBRE DE
CHÔMEURS
Source : INSEE (cf. informations rapides del’INSEE
n° 176 du 27 juin 2001(au sens du bureau international du travail.) Série corrigée des variations saisonnières. Correction adoptée en mai 2001
Les catégories socioprofessionnelles les plus touchées par le chômage sont celles des employés (35,7%) et des ouvriers ( 34,5%). Elle ne cesse de progresser, passant de 12,4 mois en 1993 à 15
mois en mars 1997. la progression de la durée selon l’âge
est constante :l’ancienneté moyenne dans le chômage
était de 8,3 mois pour les 15-25 ans, de 15,3 mois pour les 25-49
ans et de 24,8 mois pour les 50 ans et plus. Les CDI (contrat à durée indéterminée) ont fait place au CDD (contrat à durée déterminée) de façon massive dans les années 90. Ce type d’emploi a doublé en dix ans. (1980-1990). Source INSEE.1 En 1998, les CDI en entreprises privées représentent 7
millions d’emplois et autant dans la fonction publique soit 55%
des actifs. Ils étaient plus de deux millions en 1998. (pas de logement, habitations en meublés ou mobiles, foyers ou logements hors normes) En 1999, 850 000 personnes vivent dans des logements sans installations sanitaires. (INSEE-division recensement de la population.) soit trois fois moins qu’en 1990. Trois millions de personnes vivent dans des conditions précaires.
( source : haut Comité pour le logement des personnes en difficultés.) On sait depuis le début des années soixante-dix que l’écart
d’espérance de vie entre un manœuvre et un cadre supérieur
est très important :
La grande pauvreté est définie par l’Insee comme l’état d’un foyer dont le revenu est inférieur ou égal à un tiers du revenu médian soit en 1993, 2 133 francs pour une personne seule et 3 838 francs pour un couple avec enfant. Entre 1983 et 1993, la pauvreté a régressé passant de 5,5% à 3,5 %, sans doute du fait de l’augmentation régulière du nombre de bénéficiaires des minima sociaux. Il est évident que cette analyse purement économique est
à corréler aux autres facteurs psycho-sociaux qui décrivent
ce phénomène. Le défaut de ce terme est d’induire une frontière entre les inclus et les exclus. Si l’exclusion est un processus, il est par définition difficile de comptabiliser « les exclus ». La réalité dynamique de l’exclusion se caractérise par l’absence, pendant une période plus ou moins longue, de la possibilité de bénéficier des droits attachés à la situation sociale et à l’histoire de l’individu concerné. Au sens strictement légal, l’exclu véritable serait le « sans-papier ». Théoriquement tous les autres, à un titre ou à un autre devraient pouvoir bénéficier d’un dispositif d’aide sociale. Le HCSP utilise une définition minimaliste et dit que si l’on
considère que l’exclu est une personne qui malgré
son état de pauvreté, ne bénéficie pas , parce
qu’elle n’en a pas le droit, qu’elle ignore ses droits
ou qu’elle n’a même plus l’énergie de faire
les démarches nécessaires, des possibilités d’aide
(revenu ,logement , école, santé) correspondant le plus
à sa situation, on peut estimer le nombre d’exclus à
environ 0,4 à 0,5 % de la population, soit au maximum 300000 personnes.
Puisqu’il n’existe pas de Revenu Minimum d’Insertion
pour les jeunes, la part de jeunes de moins de 25 ans est très
important. Il n’existe pas en France de seuil « officiel » de la pauvreté. Plusieurs définitions coexistent qui font varier le nombre de pauvres de 1,5 millions (INSEE°) à 4 millions. Il existe quatre approches conventionnelles de la pauvreté dont les éclairages respectifs sont à prendre en compte3 : La pauvreté monétaire : au regard de la quelle le seuil de pauvreté des ménages est fixé à la moitié du revenu médian par unité de consommation. En 1993, la demi-médiane des revenus s’élevait à 3 199 francs pour une personne seule, à 4 799 francs pour un couple sans enfant et 5 718 francs pour un couple avec un enfant de moins de 1 ans, 6 718 francs pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. En France en 2000, environ 1O% des ménages ont un niveau de vie inférieur à la demi-médiane des revenus de l’ensemble de la population soit environ 5 millions de personnes dont 1 million d’enfants. C’est une approche restrictive qui ne va pas sans paradoxe : une société où la distribution des revenus serait parfaitement égalitaire mais leur montant très faible aurait un taux de pauvreté nul quand bien même on ne pourrait y acheter de quoi se nourrir. La pauvreté d’existence : prend en compte l’impossibilité de satisfaire des besoins dont la détermination préalable n’est pas facile. Cette approche permet cependant d’asseoir la lutte contre la pauvreté non seulement sur un dispositif d’allocations mais aussi sur le développement d’aides sociales et de prestations en nature pour la satisfaction de droits sociaux fondamentaux. La pauvreté subjective prend en compte la perception par une famille ou un individu de la situation vécue. La pauvreté administrative est une définition qui s’applique exclusivement aux huit minima sociaux et aborde la pauvreté sous l’angle exclusif de la gestion des dispositifs essentiellement référés à la situation des personnes vis à vis de l’emploi. On ajoute aujourd’hui la notion de pauvreté laborieuse : il s’agit alors de personnes ou de familles dont les revenus du travail ne permettent pas ou très difficilement de vivre dignement. On estime le nombre de travailleurs pauvres, qui ne se confondent pas avec les chômeurs, à 3 200 000 personnes. Ces personnes travaillent pour un salaire inférieur au SMIC, pour l’essentiel du fait du temps partiel. Les emplois à bas salaires, moins de 5 000 francs par mois) concerneraient 11% des salariés en 1993 et 17% en 1998. Parmi eux, les très bas salaires, moins de 3 750 francs par mois, sont passés de 5% à 10%.
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