Addictions - Rubrique Tabac
Foire Aux Questions
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur le Tabac. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Les teneurs marquées sur le
paquet sont-elles celles que vous aborbez ?
. Les cigarettes légères
sont-elles moins dangereuses que les autres ?
. Est-ce que le cigare ou la pipe sont moins
dangereux que la cigarette ?
. Qu'est-ce que le tabagisme passif ?
. La fumée du tabac est-elle toujours
identique ?
. Comment arrêter de fumer ?
. Quels sont les risques particuliers du
tabac pour une femme ?
. Que se passe-t-il quand une femme enceinte fume ?
. Que risquent les jeunes enfants quand
les parents fument ?
En ce qui concerne les teneurs en nicotine et en goudrons mentionnées sur les paquets, il s'agit de la quantité recueillie par des machines à fumer, censées reproduire les conditions du "fumeur moyen". Des analyses plus fines montrent que la manière de fumer de chacun s'écarte considérablement de cette moyenne, si bien que la quantité de nicotine et de goudrons effectivement absorbée par un fumeur à partir d'une cigarette donnée n'a souvent que peu de rapport avec les valeurs mentionnées sur le paquet correspondant. En effet, l'absorption de la nicotine varie en fonction de la fréquence, de l'intensité et du nombre des bouffées, de la profondeur de l'inhalation, du temps de rétention de la fumée au fond des poumons.
Non ! Le tabac est le même dans les cigarettes légères, il y a une diminution de la fumée par les micropores du filtre, mais le fumeur compense en augmentant le volume ou le nombre des bouffées (d'où augmentation des cancers périphériques des bronches, difficiles à dépister). C'est une tromperie de l'industrie du tabac, destinée à duper les femmes qui sont sensibles à la mention "light".
Le tabac de pipe, comme celui de cigare, donne une fumée âcre difficile à inhaler, mais peu acide, ce qui permet le passage plus direct de la nicotine et des autres produits toxiques dans le sang (l'absorption se fait au niveau de la muqueuse de la bouche). Ceci favorise certains types de cancers (bouche, langue, pharynx...).
On estime qu'une personne dans la même pièce que quelqu'un en train de fumer va inhaler environ 10 % de la fumée. C'est ce qu'on appelle le tabagisme passif, qui a des répercussions nettes sur la santé en terme de maladies, dont des formes mortelles, comme le démontrent les études qui comparent les affections que développent ceux qui subissent un environnement enfumé par rapport aux personnes qui n'ont pas de fumeur dans leur entourage.
La loi Evin de 1991 est faite pour éviter le tabagisme passif. Malheureusement, son application reste toujours difficile.
On distingue plusieurs types de fumées :
- le courant primaire : c'est ce qu'aspire le fumeur, c'est le résidu d'une combustion forte à 850°,
- le courant secondaire : c'est la fumée qui sort à l'extrémité de la cigarette sans que le fumeur aspire, son contenu est plus dangereux car c'est le produit d'une combustion incomplète (davantage de toxiques et de monoxyde de carbone),
- le courant tertiaire : c'est ce qu'expire le fumeur après passage dans ses poumons, ce qui a filtré des toxiques, elle est donc moins dangereuse.
Il n'existe pas, hélas, de recette miracle. Comme il n'y a pas qu'un type de fumeur, chacun a son histoire avec le tabac. La réponse ne peut donc être unique.
Selon votre personnalité, le type de fumeur que vous êtes, le degré de votre intoxication au tabac, les méthodes seront différentes. Certains fumeurs sont peu dépendants à la nicotine mais présentent en revanche une forte dépendance psychologique et/ou une dépendance comportementale (réflexes conditionnés, gestuelle). Selon les cas de figure, on fera appel à un traitement médicamenteux pour un sevrage progressif à la nicotine ou on insistera davantage sur une prise en charge psychologique et/ou comportementale.
Faites-vous aider :Adressez-vous à votre médecin traitant ou à un centre spécialisé : il existe dans tous les départements des centres de consultations antitabac. Pour obtenir la liste des hôpitaux, cliniques ou centres de santé de votre région qui ont mis en place ces consultations antitabac, il vous suffit de composer 3615 TABATEL sur votre minitel ou d'appeler le numéro de TABAPHONE : 01.46.23.29.15.
Quelques trucs pour réussir :- PAS DE DEMI-MESURE : diminuer progressivement sa consommation conduit neuf fois sur dix à l'échec,
- ÊTRE PATIENT : les deux tiers des rechutes surviennent dans les trois premiers mois du sevrage,
- ÊTRE PERSÉVÉRANT : chaque arrêt suivi d'échec augmente les chances d'un arrêt définitif à la fois suivante,
- LE SUIVI PAR UN MÉDECIN, UN PSYCHOLOGUE, ou le soutien d'un groupe double les chances de succès,
- LE PLAN DE CINQ JOURS est une méthode ayant de bons résultats,
- BIEN CHOISIR SON MOMENT : choisir la date de son arrêt avec discernement, éviter les périodes de surmenage, de souci, de stress,
- Annoncer clairement sa décision à son entourage familial et professionnel,
- Arrêter en même temps qu'un ami ou que son conjoint augmente les chances de succès,
- Trouver soi-même ses propres compensations à la cigarette : loisirs, sport, littérature, musique ou toute autre activité pouvant aider à lutter efficacement contre la dépendance psychologique à la cigarette.
Des risques sont spécifiques à la femme : perturbation des cycles menstruels, diminution de la fertilité, retentissement sur la grossesse (grossesse extra-utérine, avortement spontané), vieillissement prématuré de la peau, modification du timbre de la voix, ménopause plus précoce, ostéoporose.
L'association tabac-pilule stroprogestative augmente considérablement les risques cardio-vasculaires.
L'effet principal du tabac chez la femme enceinte concerne le développement du ftus qui est très sensible à l'oxyde de carbone passé dans la circulation ftale. La nicotine, l'oxyde de carbone et les 3 998 autres produits toxiques présents dans le sang d'une femme enceinte qui fume passent rapidement dans celui de son enfant qui ne sait comment s'en débarrasser et l'échographie montre que le ftus réagit immédiatement à la cigarette maternelle par une diminution de son activité spontanée et par une accélération des battements cardiaques et des mouvements respiratoires.
Certaines femmes fument pour avoir un enfant de petit poids et ainsi un accouchement plus facile. Ceci est dommageable par rapport au développement de tous les organes de l'enfant, mais n'aura guère d'influence sur la facilité ou non de l'accouchement qui dépend pour l'essentiel de la taille de la tête de l'enfant sur laquelle le tabac n'a pas d'effet. Il y a également une augmentation de la fréquence des becs-de-lièvre.
Ces anomalies peuvent être évitées si la mère cesse de fumer en début de grossesse.
Les jeunes enfants deviennent des fumeurs passifs qui feront davantage d'affections rhino-pharyngées et pulmonaires que les autres, et seront hospitalisés plus souvent. Enfin, la mort subite inexpliquée du nourrisson (rare, heureusement) est plus fréquente chez les enfants de mères fumeuses. Le manque d'oxygène pourrait en effet prédisposer à la mort subite du nourrisson en raison de troubles du développement du système nerveux central du ftus.
Mots clés :
Dépendance, addiction, tabac, tabagisme, information.
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