Addictions - Rubrique Stupéfiants
Ecstasy
Présentation :
Cette page[1] présente quelques informations sur l'Ecstasy.
Sommaire de cette page :
. L'ecstasy, qu'est-ce que c'est ?
. Historique
. A quoi çà ressemble ?
. Chiffres
. Effets et dangers
. Ecstasy et dépendance
. Références
De plus en plus répandue dans le monde, l'ecstasy pour certains ne serait même pas une drogue. Ah bon ? Le point sur des pilules chimiques dont les dangers ont été sous-estimés. |
L'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : Les nouvelles drogues.
L'ecstasy, qu'est-ce que c'est ?
L'ecstasy désigne à l'origine une molécule chimique particulière, la MDMA (3,4 méthylènedioxyméthamphétamine), responsable des effets psychoactifs.
La composition d'un comprimé présenté comme étant de l'ecstasy est souvent incertaine ; la molécule MDMA n'est pas toujours présente et peut être mélangée à d'autres substances : amphétamines, analgésiques (substances qui atténuent ou suppriment la douleur), hallucinogènes, anabolisants ou encore avec des produits ou médicaments dangereux (strychnine).
L'ecstasy peut également être coupé avec de la caféine, de l'amidon, des détergents, du savon... !
Historique :
La MDMA a été synthétisée par les laboratoires Merck en 1912 dans un but militaire : il s'agissait d'amplifier certains effets des amphétamines.
L'ecstasy n'a jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché. On a ponctuellement utilisé la MDMA en psychiatrie dans les années 1970 en Californie. Cette pratique a été rapidement interrompue en raison des dommages qu'elle causait. À partir des années 1970 aux États-Unis et plus récemment en Europe, la MDMA est utilisée à des fins récréatives, lors de soirées et de "rave parties".
A quoi çà ressemble ?
L'ecstasy se présente sous la forme de comprimés de couleurs et de formes variées ornés d'un motif.
Lorsqu'ils avalent de l'ecstasy, les usagers disent qu'ils gobent.
L'apparition massive de l'ecstasy est notamment associée à l'émergence du mouvement musical techno et à l'organisation de "rave parties".
Aujourd'hui, ces produits sont consommés dans d'autres lieux festifs tels que les boîtes de nuit, les bars, etc.
Depuis une dizaine d'années, on assiste en Europe à un développement de la consommation d'ecstasy.
En France, en 1996, 5 % des jeunes hommes de 18 à 23 ans vus dans les centres de sélection du service national déclaraient avoir déjà pris de l'ecstasy.
En 1999, un peu plus de 5 % des garçons scolarisés âgés de 18 ans avaient consommé de l'ecstasy, au moins une fois dans leur vie.
Dans la tranche d'âge des jeunes scolarisés de 14 à 18 ans, 3,4 % des garçons et 1,8 % des filles avaient expérimenté ce produit.
Chiffres :
La consommation d'ecstasy et des nouvelles drogues est en augmentation. Elle semble actuellement déborder le cadre des manifestations festives autour de la musique techno.
de 15/16 ans (en pourcentage)
D
- Adultes de 18 à 44 ans :
- Au moins une fois dans la vie : Plus d'un 1% (chiffres 1999)[2]
- Jeunes appelés de 18 à 23 ans :
- Au moins une fois dans la vie :
- 5% des jeunes hommes vus dans les centres de sélection déclaraient avoir déjà pris de l'ecstasy en 1996.[3]
- Jeunes scolarisés de 15 à 19 ans :
- Au moins une fois dans la vie : Près de 3% (chiffres 1999)[4]
- 0,7% de prises en charge dans les établissements spécialisés dans le soin aux usagers de drogues ;
- âge moyen 24 ans.
- 2 décès recensés par les services de police où l'ecstasy est associé à d'autres drogues de synthèse.
- Pour usage et revente :
- 915 personnes ;
- âge moyen 22 ans et demi.
- Pour trafic :
- 169 personnes.
Effets et dangers de l'ecstasy :
Les usagers d'ecstasy recherchent la sensation d'énergie, de performance et la suppression de leurs inhibitions (les blocages, les défenses et les interdictions tombent). À l'effet de plaisir et d'excitation s'ajoute une sensation de liberté dans les relations avec les autres.
L'ecstasy provoque tout d'abord une légère anxiété, une augmentation de la tension artérielle, une accélération du rythme cardiaque et la contraction des muscles de la mâchoire ; la peau devient moite, la bouche sèche. Suit une légère euphorie, une sensation de bien-être et de plaisir. Elle s'accompagne d'une relaxation, d'une exacerbation des sens et d'une impression de comprendre et d'accepter les autres.
Il arrive que l'usager ressente, trois ou quatre jours après la prise, des passages à vide qui peuvent provoquer des états d'anxiété ou de dépression nécessitant une consultation médicale.
Une consommation régulière et fréquente amène certains à maigrir et à s'affaiblir ; l'humeur devient instable, entraînant parfois des comportements agressifs. Cette consommation peut révéler ou entraîner des troubles psychiques sévères et durables.
En cas d'association avec d'autres substances, les risques sont accrus.
Les risques de complication semblent augmenter avec la dose "gobée", la composition du produit et la vulnérabilité de l'usager. Les personnes qui suivent un traitement médical s'exposent à des effets dangereux, à cause des interactions médicamenteuses qui risquent de se produire, notamment avec l'aspirine, certains médicaments anti-VIH et certains antidépresseurs.
La consommation d'ecstasy est particulièrement dangereuse pour les personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque, d'asthme, d'épilepsie, de problèmes rénaux, de diabète, d'asthénie (fatigue) et de problèmes psychologiques.
Les travaux scientifiques établissent une possible dégénérescence des cellules nerveuses dont on ne sait pas si elle est réversible et qui peut entraîner à terme des maladies dégénératives ou des troubles responsables d'une dépression.
Ecstasy et dépendance :
Chez certains usagers, l'ecstasy peut provoquer une dépendance psychique.
Pour ce qui concerne la dépendance physique, les appréciations varient selon les experts.
Références :
- Les éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT).

- Enquête sur les représentations, opinions
et perceptions relatives aux psychotropes, EROPP 99, Etude n°20,
F. Beck, P.Peretti-Watel, OFDT, avril 2000.

- Drogues et toxicomanies. Indicateurs et tendances,
OFDT, Paris, 1999.

- ESPAD 99 - INSERM - OFDT - MNERT, sous la direction
scientifique de M. Choquet et S. Ledoux, OFDT, 1999. Parution 2001.

- Les Usagers de drogues suivis dans le système
médico-social en novembre 1999, Tellier S., DREES.

- Usage et trafic de stupéfiants : statistiques
1998, OCRTIS, ministère de l'Intérieur, 1999.

Mots clés :
Dépendance, addiction, réglementation, loi, drogue, toxicomanie, héroïne, cocaïne, cannabis, stupéfiants.
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