Ce site s'affiche bien mieux avec un navigateur conforme aux standards du Web (Pour un diagnostic de votre configuration et télécharger un navigateur conforme aux standards).
Menu de navigation en cours de chargement
Voir / cacher la colonne gauche de la page

Addictions - Rubrique Stupéfiants




Drogues d'aujourd'hui



Présentation :

Cette page[1] présente quelques informations sur les drogues d'aujourd'hui.




Le LSD :

Le LSD ou diéthylamide de l'acide lysergique est obtenu à partir de l'ergot de seigle (champignon parasite du seigle).

Il se présente sous la forme d'un buvard, d'une "micropointe" (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou sous forme liquide.

Un "trip" contient entre 50 et 400 micro-grammes, de LSD.

Le LSD est un hallucinogène puissant. Il entraîne des modifications sensorielles intenses, provoque des hallucinations, des fous rires incontrôlables, des délires. Ces effets, mentalement très puissants, sont très variables suivant les individus.

Un "trip" dure entre cinq et douze heures, parfois plus longtemps.

La redescente peut être très désagréable ; l'usager peut se retrouver dans un état confusionnel pouvant s'accompagner d'angoisses, de crises de panique, de paranoïa, de phobies, de bouffées délirantes.

L'usage de LSD peut générer des accidents psychiatriques graves et durables.

Puce violette Chiffres d'une réalité européenne :

Consommation au cours de la vie parmi les jeunes scolarisés
de 15/16 ans (en pourcentage)
 D


Puce violette Consommation déclarée :
  • Adultes de 18 à 44 ans :
    • Au moins une fois dans la vie : près de 2% (chiffres 1999)[2]
  • Jeunes scolarisés de 15 à 19 ans :
    • Au moins une fois dans la vie : 1,5 % (chiffres 1999)[3]

Puce violette Interpellations en 1998 :[4]
  • Pour usage et revente :
    • 194 personnes ;
    • âge moyen 22 ans et demi.
  • Pour trafic :
    • 11 personnes.


Les amphétamines :

Les amphétamines (speed ou ice ou cristal) sont des psychostimulants puissants et coupe-faim.

Elles se présentent sous forme de cachets à gober ou de poudre à sniffer. Elles sont très souvent coupées avec d'autres produits.

L'association avec de l'alcool ou d'autres substances psychoactives comme l'ecstasy (MDMA) accroît les risques.

Stimulants physiques, elles donnent la sensation de supprimer la fatigue et l'illusion d'être invincible. Les effets durent plusieurs heures.

Leur consommation peut entraîner une altération de l'état général par la dénutrition et par l'éveil prolongé conduisant à un état d'épuisement, une grande nervosité et, parfois, des troubles psychiques (psychose, paranoïa).

On peut assister à l'apparition de problèmes cutanés importants (boutons, acné majeure).

La descente peut être difficile, provoquer une crispation des mâchoires, des crises de tétanie, des crises d'angoisse, un état dépressif, et comporter des risques suicidaires.

Ces produits s'avèrent très dangereux en cas de dépression, de problèmes cardio-vasculaires et d'épilepsie.

Puce violette Chiffres d'une réalité européenne :

Consommation au cours de la vie parmi les jeunes scolarisés
de 15/16 ans (en pourcentage)
 D


Puce violette Consommation déclarée :
  • Adultes de 18 à 44 ans :
    • Au moins une fois dans la vie : 0,3% (chiffres 1999)[2]
  • Jeunes scolarisés de 15 à 19 ans :
    • Au moins une fois dans la vie : un peu plus de 2% (chiffres 1999)[3]

Puce violette Interpellations en 1998 :[4]
  • Pour usage et revente :
    • 180 personnes ;
    • âge moyen 22 ans et demi.
  • Pour trafic :
    • 23 personnes.


Les poppers :

Les poppers sont des vasodilatateurs utilisés en médecine pour soigner certaines maladies cardiaques.

Sniffés à des fins non médicales, leurs effets sont quasiment immédiats : brève bouffée vertigineuse et stimulante.

L'usager ressent une sensation de vive chaleur interne et sa sensualité est exacerbée. Cet effet dure à peu près deux minutes.

La consommation fait apparaître des plaques de rougeur sur la peau, provoque des vertiges, des maux de tête qui peuvent être violents mais de courte durée et augmente la pression interne de l'œil.

À forte dose, les poppers peuvent créer une dépression respiratoire, endommager les cloisons nasales.

Une consommation régulière entraîne des anémies graves (fatigue due à la baisse de la capacité des globules rouges à fixer l'oxygène), des problèmes passagers d'érection, des rougeurs et des gonflements du visage, des croûtes jaunâtres autour du nez et des lèvres. Concentrés, ils provoquent des vertiges violents, voire des malaises.

En cas d'association avec d'autres substances psychoactives ou à des médicaments, les risques sont accrus.

Les poppers contenant des nitrites de butyle et de pentyle sont interdits au public depuis 1980.



Le Gamma OH :

Le Gamma OH est connu sous de nombreuses appellations dont les plus courantes sont "GBH" (Grievous Bodily Harm), "GHB", Liquid Ecstasy, Fantasy...

Il est vendu en poudre ou en granulés à dissoudre dans l'eau.

Il est utilisé en anesthésie et plus particulièrement en obstétrique. Il est utilisé à des fins non médicales ou abusivement depuis une dizaine d'années.

Son utilisation est devenue festive et parfois criminelle, d'où son nom de "date rape drug" (drogue du viol), en raison des propriétés de la molécule : amnésie, état semblable à l'ébriété, délais d'action très courts.

Inscrit sur la liste des stupéfiants depuis 1999, ce produit est illicite en dehors des médicaments contenant cette substance prescrits médicalement.

Par ailleurs, le butanédiol, molécule de base du Gamma OH utilisé dans l'industrie chimique (fabrication de résines, polyuréthane...) est utilisé puisqu'il se transforme dans l'organisme en Gamma OH.

Des cas de coma ont été observés notamment lors d'une absorption simultanée d'alcool.

Les connaissances actuelles de la consommation de Gamma OH, de la Kétamine et du protoxyde d'azote ne permettent pas d'en mesurer l'ampleur. Leur diffusion semble toutefois restreinte.



La Kétamine :

La kétamine présente des effets hallucinogènes et elle possède des propriétés anesthésiques et analgésiques.

Vendue sous forme de comprimés sous le label "ecstasy", elle est souvent associée à des substances ou à des médicaments tels que l'éphédrine ou la sélégifine au Royaume-Uni.

Connue sous les appellations Ket, Ketty..., elle est "sniffée" en ligne pour ses effets hallucinogènes dans les "rave parties".

Elle est notamment très souvent utilisée dans les expériences de "voyages aux confins de la mort" (near death expérience), sous le nom de "Vitamine K" ou de "Special K".

L'utilisation illicite de la kétamine est dangereuse en raison des effets entraînés tels que :

  • perte de connaissance accompagnée de vomissements et risque d'asphyxie par invasion pulmonaire des vomissements ;
  • troubles d'ordre psychique (anxiété, attaques de panique), neurologiques (paralysies temporaires) ;
  • digestifs (nausées, vomissements).

En cas de surdosage, il y a risque d'arrêt respiratoire et défaillance cardiaque.

Il n'existe en France que des spécialités injectables à usage humain, pratiquées à l'hôpital ou à usage vétérinaire.

Les connaissances actuelles ne permettent pas de mesurer l'ampleur de la consommation de Gamma OH, de la Kétamine et du protoxyde d'azote. Leur diffusion semble toutefois restreinte.



Le protoxyde d'azote ou gaz hilarant :

Le protoxyde d'azote est un gaz conditionné, liquéfié sous sa propre pression, dans des bouteilles métalliques.

Ces usages sont variés, par exemple comme gaz de pressurisation, d'aérosols alimentaires, ou comme anesthésique en chirurgie et ceci exclusivement mélangé à de l'oxygène. Le protoxyde d'azote fait l'objet d'usages détournés, sous l'appellation "Proto" dans les soirées et les manifestations festives. Il est inhalé sous forme de ballons, vendus à un prix modique.

Il entraîne des modifications de la conscience, euphorie, distorsions visuelles et auditives, effets sédatifs, également vertiges, angoisse, agitation, manifestations digestives (nausées, vomissements).

Il peut présenter des risques, immédiats ou à long terme, pour la santé.

Risques immédiats : les effets très rapides et fugaces peuvent inciter à consommer plusieurs ballons à la suite, exposant l'usager à des risques d'asphyxie par manque d'oxygène (surtout si le gaz est pur) ou par invasion pulmonaire des vomissements.

Les risques sont accrus lorsque le protoxyde d'azote est utilisé en association avec d'autres produits (alcool, cannabis, ecstasy...).

Risques à long terme : l'utilisation chronique (utilisation journalière, par exemple) peut entraîner des troubles neurologiques (tremblements, coordination des mouvements) liés à une carence en vitamine B12.

Elle peut provoquer des chutes avec parfois des traumatismes. Il faut éviter de conduire un véhicule. De plus, avec le protoxyde d'azote, il y a un risque immédiat d'explosion s'il est mis à proximité d'une flamme (briquet). La proximité de fumeurs risque d'initier des réactions chimiques explosives.

Les connaissances actuelles de la consommation de Gamma OH, de la Kétamine et du protoxyde d'azote ne permettent pas d'en mesurer l'ampleur. Leur diffusion semble toutefois restreinte.



Références :

  1. Les éléments de cette page proviennent du guide "Drogues : savoir plus, risquer moins" (Flash sur le site de la MILDT). Retour
  2. Enquête sur les représentations, opinions et perceptions relatives aux psychotropes, EROPP 99, Etude n°20, F. Beck, P.Peretti-Watel, OFDT, avril 2000. Retour
  3. ESPAD 99 - INSERM - OFDT - MNERT, sous la direction scientifique de M. Choquet et S. Ledoux, OFDT, 1999. Parution 2001. Retour
  4. Usage et trafic de stupéfiants : statistiques 1998, OCRTIS, ministère de l'Intérieur, 1999. Retour


Mots clés :

Dépendance, addiction, réglementation, loi, drogue, toxicomanie, héroïne, cocaïne, cannabis, stupéfiants.


Page rédigée par :

CODES 78 - CYES

Dernière mise à jour :

05.08.2003


Publicité :

Hit Parade
Syndication
RSS 1.0
. Objectifs et missions ;
. Organigramme ;
. Le SREPS ;
. Le centre documentaire ;
. Le conseil méthodologique ;
. Les formations ;
. Les actions réalisées ;
. Les actions en cours ;
. Le site Internet ;
. Revue de presse.
. Éditorial ;
. Dernières nouvelles ;
. Derniers textes officiels ;
. Agenda santé ;
. Actualité INPES ;
. Actualité des sites santé ;
. Informatique médicale ;
. Appel d'offres, financements ;
. Calendrier des journées santé ;
. Quoi de neuf sur le site ;
. Dernières acquisitions.
. Le CODES 78 et les addictions ;
. Ancienne publication CIRDD 78 ;
. Quelques définitions ;
. L'évolution des politiques publiques ;
. L'action des drogues sur le cerveau ;
. Alcool ;
. Dopage ;
. Médicaments psychoactifs ;
. Stupéfiants (héroïne, cocaïne, cannabis, ...) ;
. Tabac ;
. Agir, réagir, aider, être aidé.
. Promotion de la santé ;
. Alimentation ;
. Cancer ;
. Education pour la santé du patient ;
. Grossesse et contraception ;
. Hépatites ;
. Mal de dos ;
. Maltraitance ;
. Parentalité ;
. Personnes âgées ;
. Précarité ;
. Premiers secours ;
. Prévention des accidents ;
. Réseaux santé ;
. Santé mentale ;
. Sommeil ;
. Vaccination ;
. VIH / SIDA.
. Partenaires institutionnels ;
. Partenaires associatifs ;
. Réseaux santé des Yvelines ;
. Adresses utiles ;
. Contact Partenaires.
. Sites généraux ;
. Sites sur les dépendances ;
. Sites sur d'autres thèmes.
. Aide à la pratique médicale ;
. Fiches pratiques ;
. Documents sur les Dépendances ;
. Documents Prévention du suicide ;
. Documents sur le VIH / SIDA ;
. Accompagnement social des malades.
. Aide à l'utilisation du site ;
. Pages de Services ;
. Utiliser Internet ;
. Pages pour webmestres.
Haut de la page