Addictions - Rubrique Stupéfiants
La Cocaïne
Présentation :
Cette page[1] présente quelques informations sur la cocaïne.
Sommaire de cette page :
. La cocaïne, qu'est-ce que c'est ?
. Historique
. A quoi çà ressemble ?
. Chiffres
. Effets et dangers
. Cocaïne et dépendance
. Un dérivé de la cocaïne :
le crack
. Références
les consommations et les risques aussi. |
La cocaïne est le résultat de la distillation des feuilles de cocaïer préalablement séchées.
La cocaïne, qu'est-ce que c'est ?
La cocaïne est le résultat de la distillation des feuilles de cocaïer préalablement séchées.
La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche.
Elle est prisée (la ligne de coke est "sniffée") ; également injectée par voie intraveineuse ou fumée.
Historique :
Originaire des Andes, le cocaïer est un arbrisseau cultivé en Amérique du Sud, en Indonésie et dans l'Est africain.
Dans les sociétés précolombiennes, la coca servait de plante médicinale, de drogue stimulante, d'objet rituel et de taxe d'imposition.
Dans les pays andins, les feuilles de coca sont consommées sous forme d'une chique que l'on mastique pendant quelques heures. L'appareil digestif est anesthésié : l'usager ne ressent plus la faim.
Certains ont vu dans cette pratique une manière de se protéger
du froid de l'altitude.
Au début du XVIe siècle, les conquérants espagnols
donnèrent ce stimulant aux indigènes exploités dans
les mines.
En 1865, un chimiste autrichien élucide la formule brute de la cocaïne ; dix ans plus tard, des dérivés de la cocaïne sont utilisés pour les anesthésies locales. Dès 1880 aux États-Unis, la cocaïne devient populaire. Elle est administrée comme tonique.
Depuis les années 1930, la consommation de cocaïne s'est progressivement répandue notamment sous l'impulsion des cartels sud-américains.
A quoi çà ressemble ?
La cocaïne est le résultat de la distillation des feuilles de cocaier préalablement séchées.
La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche.
Elle est prisée (la ligne de coke est "sniffée") ; également injectée par voie intraveineuse ou fumée.
La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d'autres substances par les trafiquants, ce qui accroît sa dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition.
Chiffres :
La consommation de cannabis est en augmentation. Elle n'est plus limitée à certains milieux aisés dans lesquels elle paraissait cantonnée.
de 15/16 ans (en pourcentage)
D
- Adultes de 18 à 44 ans :
- Au moins une fois dans la vie : un peu plus de 2% (chiffres
1999)[2]
(Les consommations de drogues illicites, comme la cocaïne ou l'ectasy, sont probablement sous-déclarées dans les enquêtes par sondage)
- Au moins une fois dans la vie : un peu plus de 2% (chiffres
1999)[2]
- Jeunes scolarisés de 15 à 19 ans :
- Au moins une fois dans l'année : un peu moins de 2 % (chiffres 1999)[3]
- 7 décès par surdose recensés par les services de police.
- Pour usage et revente :
- 3 400 personnes (4 % des interpellations) chiffres en augmentation ;
- âge moyen 29 ans et demi.
- Pour trafic :
- Près de 1 200 personnes.
Effets et dangers de la cocaïne :
L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue.
Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.
La cocaïne provoque :
- une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus, insuffisamment irrigués, s'appauvrissent et, par conséquent, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers.
- des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. D'autant que la consommation de tabac, comme celle de l'alcool, est souvent augmentée lors des prises de cocaïne.
- Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique.
- Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation.
Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à oublier de mettre un préservatif en cas de relations sexuelles, à commettre des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne en fait un produit qui risque d'engendrer des passages à l'acte.
Par ailleurs, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida.
Cocaïne et dépendance :
Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante.
Il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement, même avec la consommation d'une autre substance, est très difficile.
Un dérivé de la cocaïne : le crack :
Le crack est un mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et d'ammoniaque présenté sous forme de petits cailloux. L'usager en inhale la fumée après les avoir chauffés. Cette opération provoque des craquements, origine de son nom.
Ce mode de consommation provoque des effets plus intenses que ceux de la cocaïne : le produit arrive plus rapidement au cerveau, la durée de son effet est plus brève.
L'usage régulier de crack peut provoquer des hallucinations et entraîner des comportements violents, des épisodes paranoïdes, des états suicidaires.
L'usage régulier du crack peut provoquer :
- des dommages rapides sur le cerveau ;
- de graves altérations des voies respiratoires,
- des arrêts respiratoires et/ou cardiaques pouvant entraîner la mort.
Sa consommation régulière crée rapidement une forte dépendance psychique et une neurotoxicité très importante. Les usagers, même après avoir cessé d'en consommer, restent souvent soumis à des altérations de l'humeur et connaissent pendant plusieurs mois des épisodes de rechute éventuels.
Références :
- Les éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT).

- Enquête sur les représentations, opinions
et perceptions relatives aux psychotropes, EROPP 99, Etude n°20,
F. Beck, P.Peretti-Watel, OFDT, avril 2000.

- ESPAD 99 - INSERM - OFDT - MNERT, sous la direction
scientifique de M. Choquet et S. Ledoux, OFDT, 1999. Parution 2001.

- Usage et trafic de stupéfiants : statistiques
1998, OCRTIS, ministère de l'Intérieur, 1999.

Mots clés :
Dépendance, addiction, réglementation, loi, drogue, toxicomanie, héroïne, cocaïne, cannabis, stupéfiants.
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