Addictions - Rubrique Médicaments psychoactifs
Effets et dangers des Médicaments psychoactifs
Présentation :
Cette page[1] présente les effets et dangers des Médicaments psychoactifs.
Sommaire de cette page :
. Généralités
. Les tranquilisants ou anxiolytiques
. Les benzodiazépines
. Les somnifères ou hypnotiques
. Les neuroleptiques
. Les antidépresseurs
. Quelques conseils
. Référence
Généralités :
Les effets des médicaments psychoactifs diffèrent selon leur composition chimique, les doses administrées et la sensibilité individuelle du patient.
Associer les médicaments à d'autres substances psychoactives comporte des dangers, d'autant que certaines interactions sont méconnues médicalement. Le mélange avec l'alcool, par exemple, potentialise ou annule les effets de chacune des substances absorbées.
Les effets d'un médicament psychoactif diffèrent selon la catégorie à laquelle il appartient ; elles sont au nombre de quatre :
- les tranquilisants ou anxiolytiques,
- les somnifères ou hypnotiques,
- les neuroleptiques ou antipsychotiques,
- les antidépresseurs.
Les tranquilisants ou anxiolytiques :
Ils diminuent l'angoisse et les manifestations de l'anxiété (insomnies, tension musculaire...). Ils ne sont pas indiqués pour une maladie précise mais pour répondre à un état d'anxiété. Cependant, tout état de ce type ne nécessite pas systématiquement une prescription de ces médicaments.
Les tranquilisants les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines, connue pour le risque de dépendance physique et psychique qu'elle entraîne.
Les tranquilisants sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque, à doses massives ou en association à d'autres produits.
Les benzodiazépines :
Anxiolytiques ou hypnotiques, ils sont prescrits pour apaiser les manifestations de l'angoisse ou de l'anxiété, pour leurs qualités sédatives et pour faciliter la relaxation musculaire.
Ils peuvent entraîner : perte de mémoire des faits récents, baisse de la vigilance, somnolence, diminution des réflexes. Ces troubles rendent dangereuses la conduite d'un véhicule ou l'utilisation d'une machine.
La prise d'alcool au cours d'un traitement est nocive, celui-ci augmentant l'effet sédatif des produits.
L'association des benzodiazépines à des traitements de substitution à l'héroïne à base de buprénorphine (Subutex®) ou de méthadone expose au risque de dépression respiratoire pouvant provoquer la mort.
Les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et psychique, favorisée par la durée du traitement, la dose administrée, les antécédents d'autres dépendances et l'association à l'alcool. La dépendance physique et psychique se traduit, à l'arrêt brutal du traitement, par un phénomène de sevrage dont les principaux symptômes de manque sont l'insomnie, les douleurs musculaires, l'anxiété, l'irritabilité et l'agitation. L'arrêt progressif permet d'éviter ces troubles.
Les somnifères ou hypnotiques :
Ils sont destinés à provoquer et/ou maintenir le sommeil. De ce fait, ils peuvent diminuer la vigilance en état d'éveil.
Les somnifères les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines.
Les somnifères sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque, à doses massives ou en association à d'autres produits.
Les neuroleptiques :
Ils relèvent de prescription psychiatriques, notamment pour le traitement des psychoses (maladies mentales qui affectent les comportements et dont le malade ne reconnaît pas le caractère pathologique).
Dans le traitement de ces maladies souvent longues, la prise en charge psychologique et sociale du patient est aussi importante que le traitement médicamenteux.
Comme pour tout traitement médical, son interruption est particulièrement déconseillée sans l'avis du médecin.
Ces produits n'entraînent pas de dépendance.
Les antidépresseurs :
Ils sont prescrits dans le traitement de la dépression, dont les symptômes sont notamment : diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir à vivre, troubles du sommeil, agitation ou apathie, sensation de fatigue ou perte d'énergie inexpliquées, sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive, diminution de l'aptitude à penser et à se concentrer.
Les antidépresseurs peuvent entraîner des effets indésirables : perte de vigilance, somnolence, excitation...
Ces médicaments doivent être réservés aux dépressions diagnostiquées par le médecin et ne peuvent être prescrits pour des difficultés passagères..
Ils n'entraînent pas de dépendance physique. Cependant, la diminution de la posologie doit être progressive pour éviter des symptômes comme des nausées ou des sensations vertigineuses en cas d'arrêt brutal.
Quelques conseils :
- Tranquilisants ou somnifères peuvent être prescrits temporairement
sans conséquences pour la santé.
- Les médicaments psychoactifs ne doivent pas être utilisés
sans nouvel avis médical et ne conviennent pas à une autre
personne : une prescription est individuelle et personnelle.
- Une consultation médicale ne se termine pas obligatoirement
par la prescription de médicaments, notamment de tranquilisants
ou de somnifères.
- Un état anxieux ne relève pas systématiquement
d'une prescription de tranquilisants. Le médecin saura s'il s'agit
d'une maladie ou de difficultés passagères, et proposera
alors des solutions adaptées.
- Le patient doit se conformer strictement à l'ordonnance du médecin.
Référence :
- Les éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT). 
Mots clés :
CIRDD, Centre d'Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances, dépendance, addiction, médicament, médicament psychoactif, médicament détourné.
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