Addictions - Rubrique Dopage
Substances et procédés de dopage interdits
Présentation :
Cette page présente la liste des substances dopantes et des procédés de dopage interdits[1].
Sommaire de cette page :
. Classes de substances interdites
. Procédés interdits
. Classes de substances interdites
dans certains sports
. Substances et procédés
interdits en dehors des compétitions
. Référence et notes
Cette page a été mise à jour en tenant compte de la liste officielle des substances dopantes[1].
LISTE DE REFERENCE DES CLASSES PHARMACOLOGIQUES DE SUBSTANCES DOPANTES ET DE PROCEDES DE DOPAGE INTERDITS
I. - Classes de substances interdites :
a) La classe A, a, comprend les substances interdites suivantes, ainsi que leurs isomères L et D :
Amfépramone, amiphénazole, amphétamine, bambutérol, bromantan, caféine[2], carphédone, cathine[3], clobenzorex, cocaïne, cropropamide, crotétamide, éphédrine[4], étamivan, éthylamphétamine, étiléfrine, fencamfamine, fénétylline, fenfluramine, fenproporex, heptaminol, méfénorex, méphentermine, mésocarbe, méthamphétamine, méthoxyphénamine, méthylènedioxyamphétamine, méthylènedioxyméthamphétamine, méthyléphédrine[4], méthylphénidate, nicéthamide, norfenfluramine, parahydroxyamphétamine, pémoline, pentétrazole, phendimétrazine, phenmétrazine, phentermine, phénylpropanolamine[5], pholédrine, pipradol, prolintane, propylhexédrine, pseudoéphédrine[5], reprotérol, sélégiline, strychnine et substances apparentées par leurs effets pharmacologiques ou leur structure chimique.
Toutes les préparations d'imidazole sont acceptables en application locale. Des vasoconstricteurs peuvent être administrés avec des agents anesthésiques locaux. Les préparations à usage local (par exemple par voie nasale, oculaire et anale) d'adrénaline sont autorisées. L'amineptine, le bupropion, la phényléphrine et la synéphrine sont autorisés ;
b) La classe A, b, comprend les substances interdites suivantes, ainsi que leurs isomères L et D :
Formotérol[6], salbutamol[7], salmétérol[6], terbutaline[6] et substances apparentées par leurs effets pharmocologiques ou leur structure chimique.
Les substances interdites appartenant à la classe B comprennent :
Buprénorphine, dextromoramide, diamorphine (héroïne), hydrocodone, méthadone, morphine[8], pentazocine, péthidine et substances apparentées par leurs effets pharmacologiques ou leur structure chimique.
La codéïne, le dextrométhorphane, le dextropropoxyphène, la dihydrocodéïne, le diphénoxylate, l'éthylmorphine, la pholcodine, le propoxyphène et le tramadol sont autorisés.
Les substances interdites appartenant à la classe C comprennent :
a) Stéroïdes anabolisants androgènes :
Androstènediol, androstènedione, bolastérone, boldénone, clostébol, danazol, déhydrochlorméthyltestostérone, déhydroépiandrostérone (DHEA), dihydrotestostérone, drostanolone, fluoxymestérone, formébolone, gestrinone, mestérolone, métandiénone, méténolone, méthandriol, méthyltestostérone, mibolérone, nandrolone[9], 19-norandrostènediol, 19-norandrostènedione, norboléthone, noréthandrolone, oxandrolone, oxymestérone, oxymétholone, stanozolol, testostérone[10], trenbolone et substances apparentées par leurs effets pharmacologiques ou leur structure chimique.
Dans le cas d'un rapport testostérone/épitestostérone supérieur à six, il est obligatoire d'effectuer un examen sous la direction de l'autorité médicale compétente avant que l'échantillon ne soit déclaré positif. Un rapport complet sera rédigé ; il comprendra une étude des contrôles précédents et ultérieurs ainsi que les résultats des tests endocriniens. Si les contrôles précédents ne sont pas disponibles, l'athlète devra subir un contrôle sans annonce préalable au moins une fois par mois durant trois mois. Les résultats de ces examens devront être inclus dans le rapport. A défaut de collaboration de la part de l'athlète, l'échantillon sera déclaré positif.
Les preuves obtenues à partir des profils métaboliques et/ou de l'étude des rapports isotopiques pourront être utilisées afin de tirer des conclusions définitives ;
b) Autres agents anabolisants :
Bambutérol, clenbutérol, fénotérol, formotérol[6], reprotérol, salbutamol[11], salmétérol[6], terbutaline[6] et substances apparentées par leurs effets pharmacologiques ou leur structure chimique.
Les substances interdites appartenant à la classe D comprennent :
Acétazolamide, acide étacrynique, amiloride, bendrofluméthiazide, bumétanide, canrénone, chlortalidone, furosémide, hydrochlorothiazide, indapamide, mannitol[12], mersalyl, spironolactone, triamtérène et substances apparentées par leurs effets pharmacologiques ou leur structure chimique.
Les substances interdites appartenant à la classe E comprennent les substances suivantes et leurs analogues ainsi que les substances mimétiques :
- Gonadotrophine chorionique (hCG), chez les hommes uniquement ;
- Gonadotrophines hypophysaires et synthétiques, chez les hommes uniquement ;
- Corticotrophines (ACTH, tétracosactide) ;
- Hormone de croissance (hGH) ;
- Facteur de croissance analogue à l'insuline (IGF-1) et tous leurs facteurs de libération respectifs ainsi que leurs analogues ;
- Erythropoïétine (EPO) ;
- Insuline, sauf lorsqu'elle est administrée pour traiter les athlètes souffrant de diabète insulino-dépendant déclaré. Le terme « insulino-dépendant » est utilisé ici pour décrire les personnes souffrant de diabète nécessitant un traitement par l'insuline, de l'avis d'un médecin dûment qualifié. Ce sera toujours le cas dans les diabètes de type I et parfois dans les diabètes sucrés de type II. Une notification écrite des cas de diabète insulino-dépendant doit être obtenue auprès d'un endocrinologue ou un médecin d'équipe.
La présence dans les urines d'une concentration anormale d'une hormone endogène appartenant à la classe E ou de son (ses) marqueur(s) diagnostique(s) constitue une infraction à moins qu'il ne soit prouvé qu'elle est due à un état physiologique ou pathologique.
Les inhibiteurs de l'aromatase, le clomifène, le cyclofénil et le tamoxifène sont interdits uniquement chez les hommes.
Les substances interdites appartenant à la classe G comprennent les substances suivantes :
Diurétiques, épitestostérone[13], probénécide, succédanés de plasma (tels que l'hydroxyéthylamidon).
Les agents masquants sont interdits. Ce sont des produits qui ont la capacité d'entraver l'excrétion de substances interdites ou de dissimuler leur présence dans les urines ou autres prélèvements utilisés dans le contrôle antidopage.
II. - Procédés interdits :
Les procédés suivants sont interdits :
a) Dopage sanguin : c'est l'administration de sang autologue, homologue ou hétérologue, ou de produits à base de globules rouges de toute origine, autrement qu'à des fins thérapeutiques légitimes ;
b) L'administration de produits qui augmentent la captation, le transport ou la libération d'oxygène tels que les produits à base d'hémoglobine modifiée comprenant de manière non exhaustive les hémoglobines bovines et réticulées, les produits à base d'hémoglobine microencapsulée, les perfluorocarbones et le RSR 13.
La manipulation pharmacologique, chimique et physique est l'usage de substances et de procédés, y compris les agents masquants (voir IG), qui modifient, tentent de modifier ou risquent raisonnablement de modifier l'intégrité et la validité des échantillons d'urine utilisés lors des contrôles antidopage. Parmi ces substances et procédés figurent, entre autres, la cathétérisation, la substitution ou l'altération des urines, l'inhibition de l'excrétion rénale et la modification des mesures effectuées sur la testostérone et l'épitestostérone (voir IG).
C. - Dopage génétique :
Le dopage génique ou génétique est défini comme étant l'usage non thérapeutique de gènes, d'éléments génétiques et/ou de cellules génétiquement modifiées qui ont la capacité d'augmenter la performance sportive.
III. - Classes de substances interdites dans certains sports :
Lorsque le règlement de l'organe dirigeant le prévoit, des tests sont effectués pour l'éthanol.
Lorsque le règlement de l'organe dirigeant le prévoit, des tests sont effectués pour les cannabinoïdes (tels que la marijuana et le haschich). Aux jeux Olympiques, des tests sont effectués pour les cannabinoïdes. Une concentration de 11-nor-delta-9-tétrahydrocannabinol-9-acide carboxylique (carboxy-THC) supérieure à 15 nanogrammes par millilitre d'urine constitue un cas de dopage.
Les anesthésiques locaux injectables sont autorisés aux conditions suivantes :
a) La bupivacaïne, la lidocaïne, la mépivacaïne, la procaïne et les substances apparentées peuvent être utilisées, sauf la cocaïne qui est interdite. Des agents vasoconstricteurs pourront être utilisés en conjonction avec des anesthésiques locaux ;
b) Seules des injections locales ou intra-articulaires peuvent être pratiquées ;
c) Uniquement lorsque l'administration est médicalement justifiée.
Lorsque le règlement de l'organe dirigeant le prévoit, il peut s'avérer nécessaire de notifier ces administrations.
L'utilisation systémique des glucocorticostéroïdes est interdite lorsque ces derniers sont administrés par voie orale ou rectale ou par injection intraveineuse ou intramusculaire.
Dans le cas d'une nécessité médicale, les injections locales, notamment intra-articulaires de glucocorticostéroïdes sont autorisées. Lorsque le règlement de l'organe dirigeant le prévoit, il peut s'avérer nécessaire de notifier ces administrations.
Les bêta-bloquants comprennent :
Acébutolol, alprénolol, aténolol, bétaxolol, bisoprolol, bunolol, cartéolol, carvédilol, céliprolol, esmolol, labétalol, lévobunolol, métipranolol, métoprolol, nadolol, oxprénolol, pindolol, propranolol, sotalol, timolol et substances apparentées par leurs effet pharmacologiques ou leur structure chimique.
Lorsque le règlement de l'organe dirigeant le prévoit, des tests sont effectués pour les bêta-bloquants.
IV. - Substances et procédés interdits en dehors des compétitions :
Les classes de substances et procédés interdits en dehors des compétitions sont les classes I.C. (agents anabolisants), I.D. (diurétiques), I.E. (hormones peptidiques, substances mimétiques et analogues), I.F. (agents ayant une action antioestrogène), I.G. (agents masquants) et la classe II (procédés interdits).
Référence et notes :
- Cette liste a été publiée en
annexe de l'Arrêté
du 2 février 2000, J.O n° 56 du 7 mars 2000 page
3561, relatif aux substances et aux procédés mentionnés
à l'article 17 de la loi n° 99-223 du 23 mars 1999
relative à la protection de la santé des sportifs et
à la lutte contre le dopage, et de l'Arrêté
du 31 juillet 2003, J.O n° 181 du 7 août 2003 page
13695, relatif aux substances et aux procédés mentionnés
à l'article L. 3631-1 du code de la santé publique.

- Pour la caféine, une concentration supérieure à
12 microgrammes par millilitre d'urine est considérée
comme un résultat positif.

- Pour la cathine, une concentration supérieure à 5
microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme
un résultat positif.

- Pour l'éphédrine et la méthyléphédrine,
une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre
d'urine est considérée comme un résultat positif.

- Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine,
une concentration supérieure à 25 microgrammes par millilitre
d'urine est considérée comme un résultat positif.

- Le formotérol, le salmétérol et la terbutaline
sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir
et/ou traiter l'asthme et l'asthme d'effort. Une notification écrite
établie par un pneumologue ou un médecin d'équipe
attestant que l'athlète souffre d'asthme et/ou d'asthme d'effort
doit être communiquée à l'autorité médicale
compétente avant la compétition. Aux jeux Olympiques,
les cas d'athlètes demandant l'autorisation d'utiliser un bêta-2
agoniste par inhalation seront évalués par un groupe
d'experts indépendants.

- Pour le salbutamol, autorisé par inhalation uniquement pour
prévenir et/ou traiter l'asthme et l'asthme d'effort, les dispositions
décrites au [6] s'appliquent pour
une concentration inférieure à 1 000 nanogrammes
par millilitre d'urine.

- Pour la morphine, une concentration supérieure à 1
microgramme par millilitre d'urine est considérée comme
un résultat positif.

- Pour la nandrolone, une concentration de 19-norandrostérone
(métabolite de la nandrolone) supérieure à 2
nanogrammes par millilitre d'urine chez les hommes et supérieure
à 5 nanogrammes par millilitre d'urine chez les femmes est
considérée comme un résultat positif.

- La présence d'un rapport testostérone/épitestostérone
supérieur à six dans l'urine d'un concurrent constitue
une infraction à moins qu'il ne soit établi que ce rapport
est dû à un état physiologique ou pathologique,
par exemple, une faible excrétion d'épitestostérone,
la production androgène d'une tumeur ou des déficiences
enzymatiques.

- Une concentration de salbutamol non sulfaté supérieure
à 1 000 nanogrammes par millilitre d'urine, considéré
comme anabolisant, constitue une infraction.

- Le mannitol est interdit en injection par voie intraveineuse.

- Une concentration d'épitestostérone supérieure
à 200 nanogrammes par millilitre d'urine constitue une infraction
à moins qu'il ne soit établi qu'elle est due à
un état physiologique. La spectrométrie de masse à
rapport isotopique (IRMS) pourra être utilisée pour tirer
des conclusions définitives. Si les résultats de l'IRMS
ne sont pas concluants, l'autorité médicale compétente
mènera une enquête avant que l'échantillon ne
soit déclaré positif.

Mots clés :
Chiffres sur l'alcool, CIRDD, Centre d'Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances, dépendance, addiction, dopage, dopant, dope, prévention du dopage.
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