Addictions - Rubrique Dopage
Effets et dangers du dopage
Présentation :
Cette page[1] présente les effets et dangers du Dopage.
Sommaire de cette page :
Le sport et les produits dopants :
Dans le sport, les interdictions sont classées en trois catégories (décret 99-790 du 8 septembre 1999) :
- Les substances interdites : les stimulants, les narcotiques, les agents anabolisants, les diurétiques, les hormones peptidiques, les hormones de croissance, l'érythropoïétine ou EPO ;
- Les méthodes interdites : le dopage sanguin, la manipulation pharmacologique, chimique et physique ;
- Les substances soumises à certaines restrictions : l'alcool, les cannabinoïdes (substances apparentées au THC, principe actif du cannabis), les anesthésiques locaux, les corticostéroïdes, les bêtabloquants.
Seuls les produits agissant sur le système de récompense du cerveau et utilisés lors de conduites dopantes sont traités ici :
- les stimulants,
- les agents anabolisants,
- les corticostéroïdes,
- les narcotiques,
- les bêtabloquants.
L'usage de diurétiques, d'hormones de croissance, d'EPO et d'anesthésiques locaux comporte des risques et des dangers pour la santé. Il n'entraîne ni modification de la conscience, ni dépendance physique.
Les produits dopants sont achetés :
- dans le circuit pharmaceutique légal (médicaments détournés de leur usage, souvent precrits sur ordonnance médicale) ;
- sur le marché clandestin, fournis le plus souvent par l'entourage des usagers (produits de laboratoires clandestins ou importations frauduleuses, leur nature exacte est invérifiable et leur qualité sujette à caution).
Effets et dangers des produits dopants à risque de dépendance :
Les amphétamines, la cocaïne, la caféine et les produits dérivés sont les plus utilisés.
Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration, l'attention, réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l'agressivité et font perdre du poids. Ces produits interviennent sur le système cardio-vasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiatriques.
Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l'usage de ces substances peut provoquer de états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement, voire jusqu'à la mort.
Pour la plupart, dérivés de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle. Ces produits (nandrolone, stanozol, etc.) développent les tissus de l'organisme : les muscles, le sang Ils permettent d'augmenter la force, la puissance, l'endurance, l'agressivité, la vitesse de récupération après une blessure. Certains agents diminuent les douleurs, en particulier articulaires.
Selon la dose consommée, ces produits provoquent des tendinites, de l'acné majeure, des maux de tête, des saignements de nez, des déchirures musculaires, des troubles du foie, voire des cancers et des troubles cardio-vasculaires pouvant entraîner le décès.
Les agents anabolisants peuvent entraîner une dépendance physique.
Ces substances antifatigue ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Elles augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales.
La consommation de corticostéroïdes entraîne en particulier une fragilité des tendons, des déchirures musculaires, des infections locales et générales. Les symptômes vont de la simple fatigue chronique avec une chute des performances, à une défaillance cardio-vasculaire pouvant conduire au décès.
Les corticostéroïdes peuvent entraîner une dépendance physique.
Ces substances assoupissent et engourdissent la sensibilité.
Ils sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur, et provoquer une impression de bien-être. Ils entraînent des effets nocifs : risques de dépression respiratoire, d'accoutumance et de dépendance physique, diminution de la concentration et de la capacité de coordination.
Ces médicaments régulent et ralentissent le rythme de la fréquence cardiaque. Ils permettent une diminution des tremblements et ont également un effet antistress.
Parmi leurs effets nocifs, on note une impression de fatigue permanente, des chutes de tension artérielle, des crampes musculaires, un risque de dépression psychique et une impuissance sexuelle en cas d'utilisation habituelle et répétée.
Référence :
- Des éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT).

Mots clés :
Chiffres sur l'alcool, CIRDD, Centre d'Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances, dépendance, addiction, dopage, dopant, dope, prévention du dopage.
Publicité :