Addictions - Rubrique Dopage
Quelques définitions
Présentation :
Cette page[1] présente quelques définitions sur le Dopage.
Sommaire de cette page :
. Le dopage
. D'un point de vue légal
. D'un point de vue médical
Le dopage :
On parle de conduite dopante lorsqu'une personne consomme notamment certains produits, pour affronter un obstacle réel ou ressenti, afin d'améliorer ses performances (compétition sportive, examen, entretien d'embauche, prise de parole en public, situations professionnelles ou sociales difficiles)
Dans le monde sportif, lorsque cette pratique concerne des substances ou des procédés interdits par le Comité Olympique et le Ministère de la Jeunesse et des Sports (inscrits sur une liste), on parle alors de dopage.
Que ce soit dans le cadre des conduites dopantes ou du dopage sportif, cette consommation obéit à une forme d'accoutumance psychologique qui fait croire à l'individu que cet usage est indispensable à la réalisation de la performance ou des objectifs fixés.
D'un point de vue légal :
Le dopage est défini par la loi du 23 mars 1999 comme l'utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d'un sportif.
Font également partie du dopage les utilisations de produits ou procédés destinés à masquer l'emploi de produits dopants.
La liste des substances interdites mise à jour chaque année fait l'objet d'un arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé.
La loi ne concerne pas seulement les compétitions organisées par les fédérations, les contrôles peuvent concerner des entrainements ou des lieux où se déroulent des compétitions, à l'exclusion des domiciles.
La loi ne concerne pas que les sportifs professionnels, elle concerne tous ceux qui participent à des manifestations sportives organisées par des fédérations, qu'ils soient ou non licenciés de ces fédérations.
D'un point de vue médical :
C'est le détournement d'usage de médicaments (ou d'autres substances) et de procédés.
D'un point de vue éthique :
C'est de la triche.
Pourquoi ?
Le dopage n'est pas une simple tricherie.
De nombreux facteurs interviennent dans les motivations des usagers et prédisposent à une conduite dopante :
- le sexe : en moyenne, les garçons se dopent plus que les filles ;
- l'âge : le nombre d'usagers augmente au cours de l'adolescence ;
- le milieu familial : le comportement des aînés vis-à-vis des substances psychoactives est important ;
- l'obligation de résultats ;
- l'isolement social : l'éloignement du domicile, des lieux d'études, de travail ou d'entraînement sportif ;
- le système de carrière dans certains milieux (sport notamment) et la recherche de célébrité ;
- le milieu familial : la pression ou le désintérêt de l'entourage vis-à-vis des résultats ;
- les amis, les collègues de travail : le besoin de s'intégrer.
En France, si les résultats des contrôles antidopage ne montrent en moyenne que 3 à 4 % de prélèvements positifs par an, le dopage ne concernent pas uniquement les athlètes de haut niveau et/ou les professionnels.
Une étude internationale avance que 3 à 5 % des enfants sportifs et 5 à 15 % des amateurs adultes utiliseraient des produits dopants.
Références :
- Des éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT)
et du CD-ROM "Stop au dopage" réalisé par la
Société
Francaise de Médecine du Sport avec le soutien de partenaires
(UNESCO, CPLD,
CROS,
Fondation d'entreprise Française des Jeux). 
Mots clés :
CIRDD, Centre d'Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances, dépendance, addiction, dopage, dopant, dope, prévention du dopage.
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