Addictions - Rubrique Dopage
Quelques chiffres
Présentation :
Cette page présente quelques chiffres sur le Dopage (Résultats de tous les contrôles en 2000).
Quelques exemples[1] :
en Lorraine entre 1994 et 1997
D
4 % des garçons de 16-17 ans déclarent avoir pris des produits dopants.
Une étude menée fin 1998 auprès de 2 000 sportifs amateurs, pratiquant au moins deux heures de sport par semaine, montre que 9,5 % des sportifs amateurs recourent à des substances dopantes.
Parmi eux :
- 10,8 % sont des compétiteurs,
- 5 % des adeptes du sport loisir se dopent.
Le recours au dopage est lié au niveau de compétition du sportif : en Lorraine, entre 1994 et 1997, déclarent s'être dopés au cours des douze derniers mois :
- 17,5 % des athlètes de haut niveau,
- 10,3 % des sportifs d'un niveau moindre,
- 5,8 % des éducateurs sportifs diplômés (en moyenne 1 à 6 fois).
- 30 % des éducateurs sportifs en Lorraine estiment que sans dopage un sportif n'a aucune chance de réussir,
- 10 % estiment qu'un dopage médicalement assisté est sans danger pour la santé,
- 7 % des jeunes de 8 à 18 ans approuvent le dopage sportif en France.
Résultat de tous les contrôles en 2000[2]
Les contrôles antidopages en 2000 : une forte augmentation des contrôles inopinés
L'année 2000 a été marquée par une forte accélération des contrôles inopinés qui sont passés de plus de 20% en 1999 à 45% en 2000. Plus de 80% de ces contrôles inopinés ont été réalisés o l'initiative du Ministère de la Jeunesse et des Sports (administration centrale et service déconcentrés).
Cette forte accélération s'explique par la réalisation de prélèvements lors de séances d'entrainement sur des sportifs se préparant aux Jeux Olympiques de Sydney.
Le nombre d'analyses réalisées par le Laboratoire National de Dépistage du Dopage (LNDD) a augmenté de 72% entre 1996 et 2000 passant de 5 483 à 9 457 dont celles réalisées en prestation pour des organismes étrangers.
Les procès-verbaux reçus par le Ministère de la
Jeunesse et des Sports pour l'année 2000 font état de 7 967
prélèvements sur le territoire français.
Ces prélèvements ont essentiellement porté sur des
licenciés auprès des fédérations françaises
(83%) mais également sur des licenciés auprès des
fédérations étrangères (17%). 23% des personnes
contrôlées sont des femmes, ce pourcentage variant peu de
1996 à 2000.
On constate que le cyclisme constitue toujours la première discipline sportive contrôlée en 2000 avec 22,2% de l'ensemble des prélèvements (soit une augmentation de 1,4% par rapport à 1999), viennent ensuite l'athlétisme (11,2%), le football (5,9%) et la natation (4,5%).
Les fédérations olympiques et en particulier celles qui ont préparé des sportifs pour les Jeux Olympiques de Sydney, y compris la fédération handisport, ont vu s'accroître la part des contrôles inopinés à l'entraînement.
En 2000, sur l'ensemble des prélèvements effectués sur des sportifs licenciés auprès des fédérations françaises et étrangères, le LNDD a détecté la présence de substances interdites ou autorisées sous certaines conditions (prescription médicale, seuil à ne pas dépasser, ...) dans 323 échantillons. Les cannabinoïdes ont été détectés dans 23% des cas, suivis par le salbutamol (22%), les corticoïdes (19%) et les stéroïdes anabolisants (10%). Viennent ensuite les anesthésiques locaux (2%), ainsi que les narcotiques, les diurétiques et les bêta-bloquants représentant chacun 1% des cas.
Il convient de préciser qu'il a été demandé en 2001 que la politique régionale des contrôles :
- soit rigoureuse et élargie à toutes les disciplines, le sport professionnel devant continuer à faire l'objet d'une attention particulière ;
- renforce les contrôles inopinés à l'entraînement, en particulier sur les jeunes sportifs ;
- augmente les moyens financiers consacrés à la protection de la santé du sportif et à la lutte contre le dopage.
En 2001, il est prévu que le budget consacré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage s'élève à environ 135 millions de francs soit une hausse de 20% par rapport à l'année 2000. Il convient de préciser que ce budget a plus que triplé par rapport à 1997.
L'augmentation des moyens financiers permettra notamment de :
- poursuivre les contrôles antidopage et renforcer les contrôles inopinés ;
- financer et soutenir le Laboratoire National de Dépistage du Dopage (LNDD) dans ses missions d'analyses de routine et de recherche ;
- mettre en place une antenne médicale dans chaque région ; soutenir les fédérations dans le cadre du développement du suivi médical des sportifs de haut niveau et de l'encadrement médical des compétitions.
Références :
- Des éléments de cette page proviennent
du guide "Drogues :
savoir plus, risquer moins" (
sur le site de la MILDT).

- Des éléments de cette page proviennent
du CD-ROM "Stop au dopage" réalisé par la Société
Francaise de Médecine du Sport avec le soutien de partenaires
(UNESCO, CPLD,
CROS,
Fondation d'entreprise Française des Jeux).

Mots clés :
CIRDD, Centre d'Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances, dépendance, addiction, dopage, dopant, dope, prévention du dopage.
Publicité :