Addictions - Rubrique Alcool
Foire Aux Questions
Présentation :
Cette page présente la Foire Aux Questions[1] (les questions les plus fréquemment posées par le public) sur l'Alcool. Si vous avez d'autres questions sur ce sujet dont vous souhaitez la réponse, envoyez-nous un message.
Sommaire de cette page :
. Y-a-t-il une différence entre
boire à jeun et boire en ayant mangé ?
. L'alcool stimule-t-il l'activité
du cerveau ?
. Est-ce
que l'alcool réchauffe ?
. L'accident
de la route est-il le seul risque auquel on s'expose lorsqu'on boit
des boissons alcoolisées ?
. Est-ce
que l'on tient mieux l'alcool lorsque l'on boit très régulièrement ?
. Faut-il prendre un grand café noir
ou une douche froide pour dessoûler ?
.
Peut-on boire de l'alcool et conduire ?
. Quel est mon rapport avec l'alcool ?
. Qu'est-ce qu'une personne dépendante
de l'alcool ?
. Comment aider
quelqu'un qui a un problème avec l'alcool ?
. L'alcool est dangereux pour la santé
et pourtant il n'est pas interdit, pourquoi ?
Le pic d'alcoolémie, c'est-à-dire la quantité maximum d'alcool présente dans le sang à un moment donné, est plus important lorsque l'on boit à jeun. Il vaut mieux boire en ayant mangé car les aliments ralentissent le passage de l'alcool dans le sang.
On peut avoir l'impression que l'alcool stimule l'activité du cerveau parce qu'on se sent en pleine forme.
En fait, c'est le contraire : l'alcool ralentit l'activité du cerveau, la vigilance est moins bonne. De plus, l'alcool augmente la prise de risque et rend très dangereuse la conduite automobile.
Après avoir bu, on ressent une impression de chaleur qui est due à une dilatation des vaisseaux sanguins de la peau. Cette impression est trompeuse, car elle s'accompagne en fait d'une perte de chaleur et d'un refroidissement du corps.
Même s'il est vrai que l'alcool est en cause dans un tiers des accidents mortels de la route, cela ne représente que 5 % des décès liés à l'alcool en France.
Quand on boit de l'alcool très régulièrement, on en perçoit moins les effets : on a l'impression que l'on résiste mieux, mais en fait cela ne change rien à la quantité d'alcool que l'on a dans le corps.
Le café, la douche froide ou de l'air frais peuvent, dans le meilleur des cas, réveiller celui qui a trop bu : on peut ne plus se sentir ivre même si on a encore de l'alcool dans le sang. Il faudra de toute manière plusieurs heures pour éliminer tout l'alcool que l'on a consommé.
L'alcool agit sur le cerveau entraînant une diminution des réflexes et du contrôle de la motricité, il est donc dangereux de conduire après une absorption d'alcool. Le législateur a fixé une limite à la consommation à ne pas dépasser. On l'appel le taux d'alcoolémie, c'est-à-dire la quantité d'alcool dans le sang. Ce taux est fixé actuellement à 0,5 g/l (soit environ deux verres de vin). Ce taux peut être contrôlé de plusieurs façons, soit en soufflant dans un testeur, soit en cas d'accident grave par une analyse de sang.
Il faut savoir que l'alcool agit différemment suivant le métabolisme de la personne. Le conseil de prudence est donc qu'il vaut mieux s'abstenir de boire toute boisson alcoolisée (bière, cidre, vin, apéritif etc...) si l'on doit ensuite conduire un véhicule.
Le texte ci-dessous est utilisé par les Alcooliques Anonymes pour mesurer la dépendance alcoolique et savoir si la personne a un problème avec l'alcool. La question qui introduit ce texte est : "Etes-vous dépendant de l'alcool ?"
Pour y répondre, posez-vous les questions suivantes et répondez aussi honnêtement que possible.
- La boisson est-elle une cause d'absence de votre travail ?
- Le fait de boire rend-il votre famille malheureuse ?
- Buvez vous parce que vous êtes mal à l'aise avec les gens ?
- Buvez vous au point d'affecter votre réputation ?
- Avez-vous jamais éprouvé du remords après avoir bu ?
- Avez-vous éprouvé des difficultés financières du fait d'avoir bu ?
- Lorsque vous buvez, fréquentez-vous des mauvais compagnons et un milieu de condition inférieure ?
- Négligez-vous le bien être de votre famille lorsque vous buvez ?
- Depuis que vous buvez manquez-vous d'ambition ?
- Etes-vous obsédé par le désir de boire à certain moments du jour ?
- Désirez-vous prendre un verre le lendemain matin ?
- Avez-vous des difficultés à dormir lorsque vous buvez ?
- Vos capacités ont-elles diminué depuis que vous buvez ?
- La boisson compromet-elle votre position ou votre commerce ?
- Buvez-vous pour fuir des ennuis ou des embarras ?
- Buvez-vous seul ?
- Avez-vous déjà eu une perte de mémoire lorsque vous buvez ?
- Votre médecin vous a-t-il déjà traité pour alcoolisme ?
- Buvez-vous pour raffermir votre confiance en vous-même ?
- Avez-vous déjà fait une séjour dans un hôpital ou dans une institution à cause d'alcoolisme ?
Si vous avez répondu "oui" à l'une de ces questions. Il y a présomption que vous soyez dépendant.
Si vous avez répondu "oui" à deux de ces questions, les chances sont que vous êtes dépendant.
Si vous avez répondu "oui" à trois questions ou plus, vous êtes définitivement dépendant de l'alcool.
Lorsque les Alcooliques Anonymes parlent "d'alcoolique définitif " ils veulent dire que la seule solution dans ce cas sera l'abstinence définitive. L'idée est que la personne est, en quelque sorte, "allergique" à l'alcool et qu'un seul verre peut la refaire sombrer dans la dépendance.
C'est une personne qui ne peut se passer de boire des boissons alcoolisées. L'absence de ce produit crée des troubles et des souffrances physiques et/ou psychologiques que l'absorption du produit fait disparaître ou atténue. On dit alors que l'individu est dépendant de l'alcool. Cette dépendance peut donner naissance à des alcoolopathies (maladies dues à l'ingestion chronique d'alcool).
En lui exprimant que nous pensons qu'il a un problème avec l'alcool. Il faut éviter tout jugement dévalorisant et donner les informations sur les possibilités qu'il peut trouver pour se soigner.
Il faut savoir que la personne dépendante est d'abord dans le déni et que vouloir exercer un contrôle sur sa prise d'alcool ne servira à rien. Nous ne pouvons rien contre l'alcool, il n'y a que le désir de la personne touchée qui peut être le moteur pour l'en sortir.
Pour cela, on peut trouver des réponses auprès Centre Départementaux de Prévention de l'Alccolisme, des services de cure et de postcure. Les premiers permettront le sevrage physique avec l'alcool les seconds permettront d'aborder les problèmes psychologiques de la personne alcoolique. Les groupes néphalistes (groupes d'anciens buveurs) se révèlent un excellent support pour sortir de la dépendance. Le Dr FOUQUET (auteur du mot alcoologie) résume bien leur situation thérapeutique "la cure médicale, dit-il, est parfois nécessaire mais pas toujours obligatoire. Alors que les associations d'anciens buveurs le sont pratiquement toujours".
D'autre part certains de ces groupes sont ouverts aux amis, aux familles et à toutes personnes voulant aider une personne alcoolique, donc même si la personne est encore dans le déni et ne souhaite pas aborder un traitement. C'est aussi un excellent moyen de trouver l'aide que l'on souhaite apporter à la personne dépendante.
Les coordonnées des différents organismes pour les Yvelines sont sur la page Adresses utiles Alcool.
En France, l'alcool est effectivement un produit qui est beaucoup consommé (quelquefois raisonnablement et d'autres fois avec abus) et qui a des effets négatifs sur la santé quand il est consommé avec excès (abus, dépendance). Il ne faut pas oublier que chaque pays a sa culture, ses coutumes, ses habitudes, même si celles ci ne sont pas toujours bonnes pour la santé. On ne peut donc pas envisager d'interdire l'alcool en France, mais on peut apprendre et répéter à tout le monde qu'il faut consommer avec modération.
N'oublions pas non plus que l'alcool a un impact au niveau de l'économie (les vignerons qui s'occupent des vignes, les vendeurs de vin, les exportateurs...), et que le fait t'interdire un produit et de punir celui qui ne respecte pas la loi, ne marche pas pour tout le monde.
Il est sans doute préférable d'informer et de responsabiliser les consommateurs pour qu'ils ne rentrent jamais dans la dépendance.
Référence :
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Mots clés :
Dépendance, addiction, alcool, alcoolisme, alcoolique, buveur excessif.
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